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4 autres pas à terre à Sète

Sète : L’île qui n’est pas cette que vous croyez

Sur Sète, les clichés et les phrases toutes faites – aussi poétiques soient-elles – méritent d’être revus. C’est ce que nous proposons à travers cette balade sur les quais et dans les rues de cette singulière cité qui fut Cette jusqu’en 1928.
 
 
Une escale mieux que ça
Le port de plaisance de Sète avait mauvaise réputation : un port agité, sale, mal équipé… Mais ça, c’était avant. Depuis un an la Région a lourdement investi dans le port de Sète, notamment dans la plaisance. Un brise-clapot et bientôt des catways partout dans le vieux port, un nouveau bassin pour les grands bateaux et les yachts jusqu’à 50 mètres tout près de la gare, les quais aménagés pour les multicoques et les voiliers classiques, un label Port Propre, des sanitaires en net progrès… Bien des choses restent encore à faire, mais le bassin offre, en plus, une vue magnifique sur le port et la cité, des nuits au calme, mille choses à faire en ville et à découvrir, en passant les ponts, dans le bassin de Thau. Sète est une escale de plusieurs jours, unique dans le Golfe du Lion. parce que les rues sont en pente et que ce diable de Newton ferait rouler les boules du mont Saint-Clair jusqu’au Quai de la Consigne, on a inventé les boules carrées !  Même taille, même poids, même règle, la pétanque à boules carrées a son championnat chaque année dans la rue Rapide (autrefois nommée rue Rompe-Cul !), souvent remporté par le champion de France de boules rondes. La compétition déchaîne les passions ! Voilà qui colle très bien avec l’esprit fantasque de ce quartier de Sète qui se trouve au pied de la Décanale Saint-Louis, dit quartier du Plateau (le bas du quartier Haut), dont le bar du même nom est l’âme, fort plurielle elle aussi. Sarah et Rébecca en ont fait un lieu de vraie humanité. Installez-vous à sa terrasse et sentez battre le coeur de cette ville.
 
Une île plutôt plurielle
Paul Valéry a aussi qualifié l’île de Sète de singulière. Ne nous y trompons pas, elle l’est totalement si l’on prend le mot au sens de “particulière“, pas du contraire de “plurielle“. Faites donc l’effort de monter sur le Saint-Clair. Le belvédère y offre au visiteur qui a eu le courage de grimper ce “col“ tant redouté des coureurs du Tour de France, un panorama unique sur la ville et le bassin de Thau. D’un seul coup d’oeil, on comprend la géographie et la sociologie complexes de cette ville construite sur l’eau et les marécages et sa personnalité si forte née des canaux, des ponts et les bateaux. Commerce, plaisance, ferries, le port y est pluriel; bourgeoise et ouvrière, l’architecture révèle une société plurielle; les accents y chantent des origines plurielles… Et, en regardant les canaux qui dessinent le plan de la cité, certains comparent à Venise. Mais ici on se moque des comparaisons. Pourquoi ne dirait-on pas que Bruges est la « Sète de Flandre ? ».
 
Une ville nordique
Certes, Sète est une ville dont les couleurs les plus vives sont italiennes. Mais les origines de cette cité typiquement méditerranéenne sont très largement à chercher en Europe du Nord, sur les bords de la Baltique et de la Mer du Nord. Le môle Saint-Louis où vous êtes amarré est un monument de 1666. Avant qu’il y ait ici une ville, Louis XIV décida de créer un port, une première digue avec les pierres du mont Saint-Clair qui offrait un abri sur cette côte inhospitalière. De cet investissement, doublé un peu plus tard par celui du Canal du Midi qui arrivait ici via le bassin de Thau, naquit une ville de commerçants, négociants, exportateurs, transitaires, banquiers… souvent venus des pays du Nord qui  trouvaient ici un débouché sur la Méditerranée. Ces Huguenots firent la première richesse du port. Dans les année d’avant-guerre, Sète était appelé le “port de la Suisse“…
 
Un cimetière pas marin
Le fameux cimetière marin, ainsi poétiquement nommé par Paul Varéry, n’en n’est pas un, « n’en déplaise aux autochtones » comme dirait Brassens qui n’est pas enterré ici mais au cimetière Py, de l’autre côté de l’île. Pour être “marin“, il faudrait qu’il abrite des cénotaphes, des stèles pour les disparus en mer. Sauf exception, il s’agit de stèles dont certaines sont monumentales, avec une vue imprenable sur la mer. Ce cimetière – où sont enterrés Valéry et Vilar – est un très beau lieu de promenade pour se recueillir en regardant la mer et lire l’histoire de Sète à travers les noms de ses défunts. Et, on y revient : la partie haute contient beaucoup de noms huguenots, et du centre de la France, la partie basse est dite “cimetière italien“.
 
Une pointe pas si courte
La Pointe Courte est le plus ancien village sétois. Loin des turbulences de la mer, au bord d’un étang poissonneux, les humains s’y sont installés. Quand la ville s’est développée, la Pointe Courte (face à la Pointe Longue dont, curieusement, personne ne parle) est restée un charmant quartier de Sète, sans voitures, convivial, où l’on fait griller dans la rue les dorades prises dans le canal ou sur l’étang. Hélas, le Bar du Passage a enlevé les photos du tournage d’Agnès Varda qui fit ici son premier film. Mais, avec ses brochettes, il reste un haut lieu. Et quand on s’y promène, les ruelles sont un tel labyrinthe riche en découvertes et en rencontres que cette pointe n’apparaît plus si courte que ça si l’on compte en temps passé…
 
Des boules pas si rondes
La pétanque a été inventée à La Ciotat par un bouliste célèbre qui, à cause d’un accident, devait garder les “pieds tanqués“. À Sète, parce que les rues sont en pente et que ce diable de Newton ferait rouler les boules du mont Saint-Clair jusqu’au Quai de la Consigne, on a inventé les boules carrées !  Même taille, même poids, même règle, la pétanque à boules carrées a son championnat chaque année dans la rue Rapide (autrefois nommée rue Rompe-Cul !), souvent remporté par le champion de France de boules rondes. La compétition déchaîne les passions ! Voilà qui colle très bien avec l’esprit fantasque de ce quartier de Sète qui se trouve au pied de la Décanale Saint-Louis, dit quartier du Plateau (le bas du quartier Haut), dont le bar du même nom est l’âme, fort plurielle elle aussi. Sarah et Rébecca en ont fait un lieu de vraie humanité. Installez-vous à sa terrasse et sentez battre le coeur de cette ville.
 
Brassens, Valéry, pas seuls
Autre idée reçue : Sète est ville de poèmes et de chansons. Sans aucun doute. Mais, à part le festival des Voix Vives, grande foire déclamatoire annuelle, Sète est aujourd’hui la ville des arts plastiques qui y vivent fort toute l’année. Les frères Di Rosa, Topolino, Puyelo, Combas, Gilles-Marie Dupuy, André Servéra, Biascamano, Consentino, Mer Cross, Vivi Navarro… sans oublier Rouzeaud, et Soulages, pour les plus connus, mais aussi cent galeries et petits ateliers dont nous retenons ceux de Michel Léo Ménella, de Joël Pétillaud et Isabelle de Grandmaison, font la culture picturale et sculpturale de Sète. L’École municipale des Beaux-Arts de Sète est d’ailleurs une formidable pépinière d’artistes. Pas étonnant que le Musée International des Arts Modestes, le musée Paul Valéry et le Centre Régional d’Art Contemporain, y forment une sorte de triangle d’or. City Pass intéressant à l’Office de Tourisme.
 
Sous la halle, une restauration originale
Les halles de Sète étaient autrefois “à la Baltard“, mais un maire de l’après-guerre, sans doute plus épris de modernité que de patrimoine, les fit raser et remplacer par un bloc de béton sans caractère. Moche. Mais, sous ce physique ingrat, se cache une âme chaleureuse et conviviale : dans ses larges allées centrales ont été mises à disposition du public des tables et des chaises où chacun, après avoir fait son marché pique-nique (tielles, délicieuses charcuteries italiennes ou espagnoles, assiettes toutes prêtes, pain, fruits…) peut se faire servir à boire par le bar du marché et se faire ouvrir des huîtres par les conchyliculteurs qui y ont leurs étals. Imaginé pour la période estivale, la formule a eu tellement de succès et à tant réussi à rassembler le Sétois que les tables du marché refusent du monde toute l’année ! À ne pas rater. Sinon, il y a sous la halle deux “vrais“restaurants, la Cantine de l’Entonnoir et Halles & Manger qui s’approvisionnent à flux tendu en produits frais du marché. Et, dehors, plusieurs cafés vous accueillent et, surtout, le très beau Bistrot du Marché vous offre aussi des dégustations d’huîtres et de bons vins. Depuis 2014, le bâtiment des halles a été rénové avec bonheur, corrigeant en partie les erreurs du passé.

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée