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Balaruc les Bains : Du pétrole à la plaisance

Balaruc les Bains, bien plus qu’un petit port de plaisance!

D’abord occupé par la Raffinerie du Midi jusqu’à 1990, le bassin de Balaruc-les-Bains est peu à peu devenu un port franc de plaisance. Aujourd’hui, la plupart de ses usagers souhaitent des meilleures conditions d’utilisation et surtout légaliser leur présence.


« Chaque année nous organisons une opération-nettoyage du plan d’eau et des environs immédiats. Nous sommes un peu les gardiens du phare du port de Balaruc les Bains appelé aussi port Suttel. » déclare Claude Jahannault, président depuis sa création en 1996 de l’Association des Pêcheurs Plaisanciers de Balaruc les Bains (APPB). Un port particulier : pas de statut juridique, pas de capitainerie, pas d’appontements, pas d’électricité, pas d’eau douceVue aérienne de Balaruc les Bains et de son petit port de plaisance. Personne ne paie son emplacement ni une redevance quelconque. On nomme ce genre de lieu un port franc (sans transaction ni droit de douane). « Pratiquement tout le port est sauvage. Nous devons laisser sur l’eau, tant qu’ils flottent, tous les bateaux y compris ceux sans propriétaires ou sans numéros » constate Danièle Chaillou, secrétaire du maire de Balaruc-les-Bains (ndlr : jusqu’au 16 mars 2008). Alors qui gère ? D’après Pierre Hardy, directeur des sports : « C’est la APPB qui joue le rôle de négociateur entre l’état et les particuliers. »

A l’origine, le port de Balaruc les Bains a été créé pour une société de raffinage et de stockage d’hydrocarbures, la Raffinerie du Midi. Elle s’installe ici à la fin du XIXe siècle et fait creuser un bassin entre cinq et six mètres de profondeur pour des grosses unités.

 

La raffinerie s’arrête assez rapidement, dans les années 1920. Ensuite, elle s’occupe exclusivement de stockage jusqu’en 1990. Claude Jahannault témoigne : « Peu à peu, à partir de 1990, la plaisance a doucement grignoté le plan d’eau. » Aujourd’hui, le bassin compte environ 200 à 250 embarcationsLa colline de Sète vue du port de Balaruc les Bains (l’association comprend 200 adhérents). En outre, les services maritimes ont accordé à six entreprises d’exercer leur activité de réparation de bateaux.

 

Deux associations se partagent la gestion du bassin. L’Association Sportive de Balaruc les Bains, l’ASBB, est tournée vers la voile. Elle dispose d’un appontement fermé que l’on peut voir de la route qui relie Balaruc à Sète. La seconde, l’APPB, se bat pour une occupation légale du lieu. « Pour accéder au plan d’eau, il faut passer sur une propriété privée qui appartient à la Raffinerie du Midi. Nous avons présenté un dossier à la mairie en 2001 lui demandant d’acquérir tout le foncier qui jouxte le plan d’eau. D’ailleurs, nous voulons revenir sur ce dossier avec la municipalité nouvellement mise en place » affirme Claude Jahannault.

 

Ce que veut l’APPB, c’est, dans un premier temps, une autorisation d’occupation temporaire qui permettrait, en échange d’un loyer, une occupation légale. Son président poursuit : « Nos bateaux sont petits et d’une valeur comprise entre 3.000 et 5.000 euros. Ici, nous ne sommes pas à Sète ou à la Grande-Motte. Port Suttel est juste un endroit qui héberge nos embarcations. Chacun possède son petit pieu, sa petite passerelle et surtout pas d’ancre. Tous nos amis le savent, remuer le fond équivaut à une catastrophe pour les professionnels et le tourisme. »

 

En effet, mieux vaut ne pas remuer le fond. La Raffinerie du Midi, encore propriétaire d’une partie du foncier, a laissé en 1990 un lourd héritage aux Balarucois : des nappes d’hydrocarbures au fond de l’eau. Une association défend les riverains et tous les habitants de la ville car le pétrole passe à travers la tuyauterie en fonte et pollue l’eau du robinet. Elle a obtenu en 2004 de la préfecture la dépollution des terrains par son propriétaire, la Raffinerie du Midi. Mais la situation empire depuis puisque la nappe s’écoule dans l’étang de Thau. Un barrage flottant a été posé en mars 2007 afin de la contenir.

C’est non seulement l’avenir du port qui est en jeu mais tout Balaruc et le Bassin de Thau.

 

Marilyn Beaufour

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée