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Bons baisers de Marseille …. suite

 

Pharo pieds dans l ’eau

Un coup d’oeil à tribord vers la colline du Pharo, troisième bâtiment d’époque Napoléon III, auquel il faudra ajouter plus loin au centre-ville la Bourse et la gare Saint Charles. De passage à Marseille en 1852, Louis Napoléon Bonaparte, encore président des Français, décide de la construction d’une villa “pieds dans l’eau” à Marseille. Cette marina avant l’heure dont la première pierre a été posée en 1858, ne vit jamais ni l’empereur ni l’impératrice, qui, entre-temps, avaient pris du galon. Eugénie en fit cadeau à la ville. Son style n’est pas éblouissant de légèreté ou de finesse, mais sa situation sur la hauteur au bout du port en fait un élément paysager important pour l’équilibre de cette partie de la ville. Après avoir accueilli la faculté de médecine, le Pharo abrite aujourd’hui des salons professionnels et des séminaires et offre aux participants une vue splendide sur les îles, les ports et la ville.
Saint-Jean de la tour carrée Passée l’anse du Pharo, on entre dans la passe d’entrée du Vieux Port sous la double autorité des Forts Saint-Jean et Saint-Nicolas. À bâbord, le Fort Saint- Jean et sa Tour du Fanal, ancienne Commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem date de la fin XIIIe siècle. Sa Tour carrée, dite du Roi René, édifiée au XVe siècle est incluse dans les remparts, élevés en 1666 par l’ingénieur Clerville, sous l’autorité de Vauban et à la demande de Louis XIV. Aujourd’hui le Fort abrite des collections dont quelques reproductions ornent la façade rose pâle. Si la tour Carrée, qui est ouverte au public, offre une vue incomparable sur la rade, on aime aussi la nuit, doucement bercé par le bateau, se surprendre à  suivre sur les murailles, si sobres le jour, les ombres portées des promeneurs amoureux de la ville et du large. Cela fait partie des nombreux charmes de  cette escale que de passer des heures, dès que la nuit est tombée, à regarder les lumières et les ombres de la ville, soudain étonnamment calme.

 

Saint-Nicolas la citadelle

De l’autre côté, un fort signé Vauban. Louis XIV qui aurait dit « Nous avons remarqué que les Marseillais prisaient les jolies bastides. Nous avons voulu avoir la nôtre à l’entrée de ce grand port » a fait également  bâtir, côté phare vert, le Fort Saint-Nicolas La citadelle des Marseillais, achevée en 1664. L’objectif est le même que celui qui a prévalu à l’édification  de Saint-Jean : mettre fin au Pont Transbordeursoulèvement des habitants de Marseille qui bafouent l’autorité royale.
On remarque que les canons sont tournés vers la ville… Au Moyen Âge le site abrite alors une petite chapelle fondée entre 1150 et 1228 dédiée à Saint-Nicolas. Elle dépend de l’Abbaye Saint-Victor. Au pied de celle-ci, au niveau de l’ouverture la plus étroite e

ntre les deux Forts, le Sénéchal de Provence ordonne en 1322 l’aménagement d’une palissade en bois à l’extrémité de laquelle on fixe une chaîne qui barre la passe du port. Elle est renforcée progressivement par la suite pour former trente ans plus tard deux véritables piles. C’est aussi la période d’importants travaux autour de la chapelle Saint-Nicolas afin de créer un chemin de ronde et une muraille rejoignant

la chaîne du port. Ce système de défense se révélera totalement inefficace en 1423 contre l’attaque du roi Alphonse V d’Aragon. La ville sera pillée durant trois jours par les Aragonais, les galères catalanes ayant pris le Chapelle à revers. Ils emporteront pour trophée la chaîne du port qui est aujourd’hui exposée en Espagne, dans la cathédrale de Valence.

 

Saint-Laurent des pêcheurs

Marchandes de poissons marseillaises

Côté fanal rouge, juste au-dessus des bateaux des Affaires Maritimes se trouve l’un des plus purs bâtiments du port. Avec un clocher comme on en trouve un autre à Collioure, c’est l’église Saint-Laurent, construite au XIIe siècle, la paroisse des pêcheurs et des marins. Très endommagée par la destruction du quartier en 1943, elle conserve cependant la beauté de son arc

hitecture romane en calcaire rose venu du Cap Couronne. À ses côtés a été construite en 1604 la chapelle Sainte-Catherine, au style gothique tardif, unique dans son genre à Marseille.

 

Saint-Victor de la légion

 

Toujours sur tribord, juste après la capitainerie et le CNTL, au-dessus du bassin dit du Carénage, se tient une église avec un clocher “à peigne”, c’est l’abbaye Saint-Victor. La légende raconte que Victor, officier des légions romaines converti au christianisme, a été supplicié vers 228 parce qu’il avait refusé d’offrir de l’encens à Jupiter et renversé l’autel. L’empereur Maximien lui fit couper un pied, puis écraser par une meule puis décapiter avec ses compagnons évangélisateurs. Leurs corps, jetés à la mer, ont été ramenés par un ange dans une petite grotte. Vers 413 y fut fondé un monastère en son honneur. Détruite par les Sarrasins, l’église a été reconstruite au XIe siècle, puis fortifiée par Urbain V au XIVe. Les cryptes

contiennent la basilique primitive.

Mairie et féribôte

Au 30 Quai Rive Neuve, l’ancienne criée aux poissons est devenue un théâtre depuis 1981. Les ballets de Roland Petit l’ont rendu célèbre. Sa programmation vaut la peine de se trouver une soirée libre. Là, nous sommes arrivés dans la seconde moitié du bassin. L’hôtel de ville de Marseille occupe une place privilégiée sur le Vieux Port. En fait, c’est tout un ensemble qu’il faut regarder : la bâtisse, bel exemple d’architecture baroque provençale du XVIIe siècle, le quai du Port, très large à cet endroit et qui ouvre sur le bassin d’honneur où deux superbes voiliers historiques sont amarrés. Sans oublier le terminus du féribôte, le César, rendu célèbre par Pagnol, mis en service en 1890, et qui fait traverser le bassin jusqu’a

Hotel de ville 1820 Marseille

u Bar de la Marine. La mairie a échappé à la destruction des maisons du quai du Port à la fin de la seconde guerre mondiale, ce qui fait qu’elle trône maintenant toute seule dans son style entre deux barres d’immeubles récents. Sur l’autre rive, la Nautique nous salue. Parce qu’il est inné chez les Marseillais d’aller aux îles ou dans les calanques, est acquise l’importance de la plaisance et des régates… Avec le troisième club de France après la Société des Régates du Havre (1838) et la Société Nautique de Sète (1863), la Nautique (1887) est une vieille dame d’une éternelle jeunesse, fondée par des régatiers dissidents de la Société des Régates de Marseille.

Nous sommes arrivés !

En face, la Cannebière continue de donner le ton maritime de la ville… l’avenue porte le nom du chanvre qui y était tissé pour les cordages. Pas très loin se trouve aussi l’avenue de la Corderie… Descend ons face à l’ancienne Criée, devenue Opéra et entrons sur la place aux Huiles… Mais ce n’est pas de l’huile que nous y trouvons, mais du vin rosé et surtout  le Pastis, mélange d’anis étoilé du Yunnan (Chine), d’une pointe de réglisse des rives syriennes de l’Euphrate, et des plantes aromatiques de Provence… De l’autre côté du port, nous marchons vers les ruelles fraîches du Panier. Perché sur une petite colline, c’est le quartier originel des vagues successives d’immigration, des Grecs aux Comoriens. Tout y est pittoresque comme le nom des rues et le comportement de ses habitants. Déambuler sans but le long des rues est encore le meilleur moyen de se perdre dans ce petit village dans la ville, de plus en plus bobo… Mais ici, on ne se perd pas, jamais on ne quitte longtemps la mer de vue.

Djinn et Christophe Naigeon

 

 

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée