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Carry le Rouet : port d'attache de Fernandel

Carry le Rouet, port des stars bien avant St Trop'!

Carry le Rouet est indissociable de Fernandel. Le célèbre acteur marseillais tombe amoureux de Carry le Rouet et fait construire une villa en 1939. Toute sa vie, entre voyages et tournages, elle sera son refuge.

 

Une maison de rêve au bord d'une mer du même tonneau. La "Villa des Mille Roses" que fait bâtir l'acteur Fernandel à Carry le Rouet en 1939 est, pour l'époque, hollywoodienne : au milieu d'un parc planté d'essences méditerranéennes, quatre cents mètres carrés face au lever du jour sur Marseille et le Frioul.

Les romains avaient appelé cet endroit In Carus Positio, autrement dit "le mouillage dans la carrière". Fernandel en a fait en quelque sorte le port d'attache de la sienne. Un lieu de calme indispensable dans sa vie d'acteur extrêmement bien remplie.

 

A gauche des Mille Roses, on accède directement à la place du bateau dans le petit port de Carry et, en bas des escaliers, se trouve une crique d'eau transparente, aujourd'hui appelée plage Fernandel.On accède directement à la place du bateau dans le petit port de  Carry le Rouet et, en bas des escaliers, se trouve une crique d'eau  transparente, aujourd'hui appelée plage Fernandel.

 

On pourrait presque croire que le blason de la ville parle de la villa : "d'azur à une tour carrée d'or sur une mer de sable". Mais il s'agit d'une autre tour, construite au XVIe siècle, quand les seigneurs de Jarente dotèrent Carry de son premier château (Modern' Hotel actuel).

 

De Carry, Fernandel a toujours été le voisin : Fernand Joseph Désiré Contandin, né à Marseille en 1903, pouvait, dès 1915, aller le dimanche à la découverte des villages côtiers grâce au chemin de fer de Miramas. Les abris sous les roches où, vingt mille ans plus tôt, venaient s'abriter des nomades lors des dernières glaciations, gardaient ainsi au frais les familles marseillaises, leurs pique-nique et l'anisette.

 

Venu au monde dans celui du spectacle, Joseph a très tôt le goût des planches. Il débute très jeune dans un drame historique, Marceau ou les Enfants de la Révolution d'Anicet Bourgeois. Ces débuts sont interrompus par la mobilisation du père en 1914 qui oblige le jeune homme, "maigre comme un stoquefiche" (stockfisch, poisson aplati en conserve), à occuper toutes sortes d'emplois.

 

Après l'Armistice, the show must go on. Il rencontre Henriette sa future épouse dont la mère, en le voyant lance : « Vé ! Voilà le Fernand d'Elle ! ». Son nom de scène est trouvé. L'Odéon l'engage en 1926 en remplacement de la vedette parisienne conspuée par le public. Un triomphe. Les contrats s'enchaînent, avec les salles Paramount où il anime les entractes. Puis Bobino et les cinémas Pathé. La famille s'installe à Paris en 1930 et s'agrandit avec un deuxième enfant. Son emploi du temps s'emballe : il tourne la journée et chante le soir. Douze films en 1932, huit en 1933 !

 

C'est à la veille de la guerre qu'il se souvient de la petite station balnéaire de son enfance. Assez riche pour réaliser son rêve, il fait construire sa villa. Carry de Rouet Carry le Rouet et sa capitainerie vous accueillent toute l'année  pour vos escalesvient d'être dotée de l'eau courante et de l'électricité, les premiers lotissements sont attribués.

 

Après la guerre, les bobines se remettent à tourner avec frénésie : Naïs, Topaze et bien d'autres. C'est la célébrité. Plus que jamais, la villa de Carry le Rouet est son abri.

Chaque année, l'acteur et sa famille y passent les mois d'été. Il pêche à bord de son bateau, baptisé Caméra, hommage à l'instrument de son succès et de sa fortune. Au village, Fernandel anime de sa bonne humeur les parties de pétanque suivies du traditionnel pastis. Les carryens apprécient sa légendaire bonhomie.

 

Sa collaboration avec Marcel Pagnol, pour lequel il joue dans presque tous ses films, débute avec le personnage de Saturnin dans Un de Beaumugne. Après l'immense succès du film Angèle, il raconte : « C'est à Pagnol que je dois d'avoir pu prouver que j'étais un vrai comédien ». Il incarne des personnages forts comme dans Le Mouton à Cinq Pattes (1954) et La Vache et le Prisonnier (1959), d'autres plus faciles comme dans la série Don Camillo et, dans les années 60, à part Crésus de Giono, il enchaîne navet sur navet. Le film d'Henri Colpi Heureux qui comme Ulysse en 1969 marque sa dernière apparition cinématographique.

 

Il a fait un beau voyage en effet notre Fernandel national. Mais son Odyssée ne l'a pas ramené dans son havre de Carry : mort à Paris, il n'a pas pu se faire enterrer dans le parc de la Villa des Mille Roses. A Carry le Rouet ne reste de Fernandel qu'une statue devant l'espace culturel qui porte son nom. La famille a vendu la maison dans les années 80.


Marilyn Beaufour et Christophe Naigeon

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée