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Catalanes, Barquettes & Cie

Une voile en triangle et deux bouts pointus

La biodiversité marine est grande. Les genres, espèces, familles et variétés de bateaux et de gréements sont encore plus nombreux sur les sept mers du monde que les fromages sur les tables françaises. Pourtant, si on vous transporte les yeux fermés en Méditerranée, au premier coup d’œil sur un bateau, vous saurez que vous êtes sur le Mare Nostrum : voiles triangulaires et coques à deux bouts pointus. Pourquoi ces formes ont-elles été adoptées partout ?

 

POURQUOI DEUX ETRAVES ?

 

Dans le golfe du Lion, on ne les appelle pas “pointus” comme en Provence. Ce nom a d’ailleurs été donné par des marins du nord, étonnés de voir ces bateaux du sud effectivement pointus aux deux bouts. Piètres marins qui s’étonnent de cela !Catalane

Des bateaux pointus, il y en a, entre autres, jusqu’en Scandinavie où l’arrière norvégien est bien connu depuis les drakkars des Vikings.
Pourquoi faire des bateaux à deux étraves ? Les avis divergent à ce propos. Pour les uns, c’est la technique la plus primitive, qui dérive de la forme des pirogues monoxyles puis des canoës : à partir d’une pièce longitudinale recourbée à chaque extrémité, on cloue des planches, tenues plus ou moins écartées par les membrures et les bancs. Ceux-là auraient plutôt tendance à inverser la question : pourquoi faire des bateaux avec un arrière coupé ?

 

Justement, vient une autre idée : comme ces bateaux, avant l’arrivée des moteurs, marchaient à la rame sur les lieux de pêche et pour les manœuvres délicates, une pointe à la poupe est bien venue pour reculer.

Dans le même fil de pensée vient la troisième explication, sans doute la plus vraie, mais qui n’exclut pas les autres : dans les mers resserrées la houle est courte. Un bateau de petite taille qui marche cul au vent doit non seulement bien passer dans l’eau qui est devant son nez mais aussi fendre la vague qui vient dans son dos.

Les bateaux plats de la poupe se font claquer durement par les déferlantes et la mer qui a de la largeur pour les soulever à deux mains leur fait piquer l’étrave dans de creux qui est devant. Et enfourner, personne n’aime ça.

Les catalanes, tartanes, betas, betous, nacelles, mourres de porc, barquettes marseillaisses, gourses niçoises et on en passe, sont donc parfaitement adaptées à notre mer et à nos besoins de navigation.
D’ailleurs, il suffit de regarder nos sillages : les coques des bateaux de chez nous prennent le soin de refermer la mer derrière eux, dans remous, comme pour s’excuser de l’avoir fendue !

 

POURQUOI UN TRIANGLE ?

Que dire de nos voiles en triangle ?

Une certitude est qu’elles sont très anciennes. Certains disent en avoir reconnu sur des bas-reliefs du IIe siècle avant notre ère. Ce qui est attesté est que la voile dite latine existe depuis le VIIe siècle.Plan de catalane
Selon les spécialistes, elle dérive de la voile rectangulaire ou carrée qui la précédait et que l’on voit représentée dans toute l’Antiquité. Cette voile, excellente pour les longs parcours hauturiers aux allures portantes (on part à une saison, on revient à la renverse des vents) ne convient pas lorsqu’il faut remonter au vent, raser les côtes, réagir vite. C’est exactement ce que devaient faire les bateaux lorsque, après le fin de la Pax Romana au Ve siècle vînt le temps des troubles sur les routes de Méditerranée.
La voile latine, par toutes les combinaisons quelle offre, se comporte tantôt comme une voile carrée (vent arrière), tantôt comme un spi asymétrique (allures portantes), tantôt comme une voile à corne (au près). Jamais tout à fait aussi bonne que ces voiles spécialisées, elle sait tout faire et, bien menée c’est une arme redoutable en cabotage rapide.
Sa seule limite est dans le poids de l’antenne lorsqu’il s’agit d’armer de grands navires. On lui préfère alors un gréement plus fractionné.

Christophe Naigeon

LE CAPIAN, symbole phallique ou pièce d’usure ?Catalanes à Bouzigues

 

La Vox Populi prête aux méditerranéens la réputation d’être de chauds… latins (ne jamais prononcer le nom de l’animal dans un bateau, ça porte malheur !).

Du coup, certain(e)s regardent la décoration de la partie supérieure des étraves (la rode de proue) avec un œil égrillard. Le symbole phallique est évident, disent les psychanalistes du Bar de la Marine.
Au risque de décevoir les Parisiennes, ce renflement turgescent et coloré, appelé capian, est en réalité une pièce d’usure.

Les deux joues (appelées quand même colhons, couilles, en Occitanie) étaient en fait destinées à être recouvertes d’une peau de mouton (ravà) liée par en-dessous?
Cela évitait à la voile d’avant lorsqu’il y en avait une, ou à l’extrémité de l’antenne en marche au près, de venir raguer et s’user contre la pièce d’étrave. Astucieux.

Alors, pourquoi avoir conservé les capians après l’arrivée des moteurs ? Pourquoi les peindre avec des couleurs aussi chatoyantes ?

Pour faire parler les curieu(x)ses…

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée
 
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