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Destination Baléares suite…

Port Soller, dans les olives et les agrumes

Seul abri de la côte Nord-Ouest, à 20 milles de la petite île de Sa Dragonera, Porto Soller est dominé par la chaîne de la Sierra de Tramuntana où culmine à 1.445 m le puissant Puig Major. Peu de places à quai mais un mouillage charmant au bout d’une vallée qui regorge d’orangers.

 

Nous longeons les hautes falaises qui tombent à pic dans la mer et que surveille le Puffin des Baléares, espèce native de l’archipel à la technique de chasse imparable. Les fonds rocheux recèlent quantité d’arénicoles, étoiles de mer, hippocampes, mais aussi seiches, mérous, cigales de mer et murènes (non venimeuses mais attention aux morsures !).

Le long de cette muraille imprenable de 90 km (47 milles jusqu’à Formentor) sur 15 km de large où peuvent souffler des vents violents et froids, on se prend à rêver de son versant Est abrité où les Jardins d’Alfabia, sont plantés d’oliviers vieux de plus de cinq cents ans.

George Sand, dans Un Hiver à Majorque récit de son séjour sur l’île avec Frédéric Chopin en 1938 abandonnera l’inhospitalité de Palma pour Valdemossa, considéré comme un des plus beaux villages de l’île. Elle y décrit les oliviers aux troncs fantastiques et tourmentés, si nombreux qu’on les utilisait pour la construction des bateaux et prodigues en mauvaise huile. Un des nombreux commentaires peu amènes qui truffent son roman, en vente cependant partout dans l’île, mais en anglais !

 

LE TRAIN DES ORANGERS

Il n’y a pas seulement des oliviers. Toute la vallée de Soller regorge d’agrumes. On peut en traverser les grands vergers avec l’Eclair rouge, un merveilleux petit train au wagon de bois qui parcourt en une heure les 27 km qui séparent la Capitale de Port Soller. Port Soller : l'Eclair rouge, un merveilleux petit train au wagon de bois qui parcourt en une heure les 27 km qui séparent la Capitale de Port SollerInauguré en 1912, il signe la fin du grand isolement des Sollerics qui ne sont pas des -usagers de la mer. A cette époque, il sert principalement au transport des agrumes dont le convoyage nécessitait jusqu’alors une journée d’un voyage pénible sur des routes mal carrossées et difficiles.

Mais, si ses habitants ne sont guère marins,  c’est bien la mer la première respiration de Soller.  D’abord vers Marseille et Barcelone, où étaient débarqués les fruits magnifiques produits ici en quantité. A ce commerce juteux d’oranges sucrées tempéré par celui des citrons s’ajoute un autre nectar fort prisé, le vin. On dit que la richesse des vignerons du XIXe siècle se lit sur les pierres tombales particulièrement opulentes du petit cimetière de Soller.

Nous passons la pointe de Sa Fordada et de Deya  en direction dé à 118m, visible à 18 milles (39°48’03‘’N -02°40’86”E). Il ferme avec la Punta Pages plus au Nord et la pointe de Sa Creu, l’anse de Soller.  En arrière plan un sommet s’orne de deux radômes faciles à repérer du large.

Le coquet phare de Sa Creu aux rayures blanc et noir qu’on laisse à bâbord est ombragé par un rang de pins.

Accroché au rocher rayé de rouge et de gris, il surplombe l’ancien phare au soubassement circulaire et jouxte un petit bâtiment blanc qui marque l’entrée du port construit à flanc de montagne. Le môle Muelle de la Armada délimite avec la digue Est la zone interdite d’une base de la marine nationale.

L’extrémité de la digue forme avec la Pointe Pared à tribord un dernier étranglement derrière lequel se déploie enfin la baie.

 

LE TRAMWAY DES ANGLAIS

Le port de pêcheurs est blotti dans une des rades d’un grand bassin tracé à l’équerre sous un escarpement rocheux qui porte une ancienne tour de guet, la Piccada,Port Soller : Le port de pêcheurs est blotti dans une des rades  d'un grand bassin tracé à l'équerre sous un escarpement rocheux qui  porte une ancienne tour de guet, la Piccada, construite au XVIe siècle pour prévenir des raids des Sarrasins.

Le port est séparé de la plage plantée de palmiers par un épi doublé d’un terre-plein central. Partout domine la pureté de ligne des sommets lointains. Les massifs proches à la végétation dense enserrent les pentes douces de la vallée qui descend en promenade  vers la mer. Un joli berceau pour notre mouillage prévu face à la plage, derrière les bouées rouges (non éclairées la nuit). Seule une vingtaine de places à quai sont destinées à l’accueil passager.

Les quais ouvrent sur les terrasses des cafés et des restaurants que la route, doublée de la voie de tramway, sépare des commerces et des habitations aux volets peints de ce vert emblématique des maisons de pécheurs de l’île. Aux amarres, une multitude de jolies barques traditionnelles ont baissé leur mât et se serrent de chaque côté des pontons.Port Soller : Aux amarres, une multitude de jolies barques traditionnelles ont baissé leur mât et se serrent de chaque côté des pontons. Côté plage se développe la station balnéaire et ses immeubles blancs qui finissent par se perdent à mi pente dans les contreforts arborescents.

On peine à imaginer le trafic commercial d’autrefois et la grande  activité du chantier de construction navale dont il ne reste aucune trace sauf sur quelque mer du globe ce paille-bot de 32 m, Le Concepcio réalisé ici en 1852 et qui navigue encore aujourd’hui sous le nom d’Isla Mauritia. On voit passer le très rutilant et charmant tramway construit par les britanniques en 1913. Il assure le trajet jusqu’à la ville distante de quelques kilomètres et sa gare centenaire. La fréquentation de ce petit paradis, jadis au bout du monde, s’est encore accrue encore depuis la création d’un tunnel routier en 1997. Car La Vallée des Oranges est aussi devenue un circuit très apprécié des randonneurs.

Une belle idée pour vous dégourdir les jambes quand vous aurez abordé la plage avec votre annexe.

 
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