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Destination Canal du Rhône à Sète… suite

Beaucaire et La Méditerranée

« En remontant le Rhône à son embouchure, les commerçants du Levant se joignent aux navires espagnols et italiens, parcourent une distance de 45 kilomètres environ, qui sépare Beaucaire de la Méditerranée, et apportent dans ce marché les ouvrages et les productions de leurs pays. D’un autre côté, le canal d’Aigues-Mortes facilite les transports qu’un encombrement à l’embouchure du Rhône rendait difficile. Tous ces moyens de communication font de cette foire une des plus remarquables de l’Europe ».

 

« Ainsi que par le passé, les chargements des bâtiments Catalans, consistent, aujourd’hui, en barils d’anchois et de sardines, en lièges, en planches ou en bouchons, en vins, en citrons et en oranges, venant des iles Baléares. – Les chargements venus d’Italie se composent de riz, de citrons, de balais, d’oranges, de confitures, de vermicelles, d’huiles, d’objets de mercerie, de parfumerie et de quelques étoffes. A ces importations , on peut joindre les marchandises de l’Allemagne et de la Suisse, qui descendent le Rhône, comme les marchands lyonnais, bourguignons , etc. , etc., et viennent débarquer, sur la rive droite du grand fleuve, les marchandises servant à alimenter la foire ».

Notice sur la foire de Beaucaire par Mr. Hector Rivoire. Extraits des mémoires de l’Académie de Nîmes, 1842-43-44

Sachez aussi que dans la ville de Beaucaire « il était autrefois en usage de donner un mouton, un tonneau de vin et un sac de pain au patron de la première barque qui y arrivait chargé de marchandises pour la foire ; l’usage de donner un mouton s’est conservé, et la ville de Beaucaire, représentée par la personne de son maire, offre cette récompense au premier bateau chargé de marchandises qui vient s’installer pour la Foire ».

 

D’Aigues-Mortes à BeaucaireBeaucaire : Les premières traces d'un bateau de promenade datent de  1849 sur le canal des Landes.

Quittant l’enceinte médiévale fortifiée d’Aigues-Mortes, le navigateur fluvial (tirant d’eau 1,50 m mais plutôt 1,20 à cause de l’ensablement) embarque pour une navigation toute en couleurs, entre fresque horizontale rose des flamants tête dans la vase et croupion au soleil, et silhouettes noires et blanches des taureaux et des chevaux sur fond de petits îlots de verdure, proches des grands mas et manades.

Les premières traces d’un bateau de promenade datent de 1849 sur le canal des Landes. Mais c’est à la fin des années 50 que les premiers House boats sont mis en location sur le canal du Midi par des compagnies anglaises, bien avant les pénichettes qui n’apparaîtront qu’en 1981. Aujourd’hui, avec la volonté de valorisation des territoires et du patrimoine, on voit se multiplier actions d’entretien, aménagements nouveaux et on assiste à la multiplication des ports de plaisance fluviaux. En 1991, sont créées les Voies Navigables de France, établissement public, acteur du renouveau du transport fluvial. De tradition batelière, les VNF commencent à prendre timidement en compte l’intérêt économique du tourisme fluvial. Tout va lentement sur les canaux

 

Rouvrir le canal vers le rhône ?

C’est un euphémisme de dire que le port de Beaucaire est encombré Avec 230 places à flot sur des catways ou à quai et 25 places d’accueil devant la capitainerie Beaucaire : C'est un euphémisme de dire que le port de Beaucaire est encombré Avec 230 places à flot sur des catways ou à quai et 25 places d'accueil devant la capitainerie (une superbe villa avec de spacieux sanitaires, un barbecue, un bibliothèque, une salle de réunion avec la WiFi), le lieu est très prisé.

A voir les noms et les pavillons des bateaux, on voit bien que nombreux sont ceux des pays du nord qui apprécient ce port méridional : 30% d’Anglais, 12% de Hollandais, 25% de Suisses, Allemands, Belges, Danois, Suédois et Norvégiens pour un gros tiers de français. Comme à l’époque de la Foire, Beaucaire est le point de rencontre de toute l’Europe pluvieuse et fluviale

Un quart des places sont occupées par des habitants permanents des bateaux pénichettes, péniches (12 places jusqu’à 38 m et 2 m de tirant d’eau). Pour les autres, c’est un excellent port d’hivernage, totalement abrité des crues du Rhône, en eau douce (bon pour les plastiques, pas pour le bois !!). Du coup, la liste d’attente est longue : une centaine sur la liste d’attente.

Une partie des demandes sera bientôt satisfaite : la zone technique qui est aujourd’hui un peu une verrue sur le beau visage de la ville sera déplacée et modernisée, faisant place à 70 places nouvelles.

Mais il faudra très vite trouver d’autres places si un autre projet voit le jour : l’ouverture directe du port de Beaucaire sur le Grand Rhône.

Cette liaison directe existait autrefois, permettant aux commerçants du Moyen-Age de venir de la mer. Or, il y a trente ans, avant que le tourisme fluvial ne se développe, des nouveaux ouvrages ont été réalisés pour réguler le cours du Rhône, diminuant considérablement l’alimentation en eau du canal à Beaucaire. Depuis, l’eau qui passe renouvelle le canal mais n’autorise plus les bateaux à passer.

Les plaisanciers doivent donc faire un grand détour pour rejoindre Arles et la mer par Port Saint-Louis-du-Rhône. Le projet est de rouvrir le passage, mettant la Méditerranée à deux heures et demie de Beaucaire, au lieu de sept ou huit heures. Pour quelque onze millions d’euros, Beaucaire pourrait ne plus être un cul de sac mais retrouver sa vocation fluvio-maritime.