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Gruissan : Entre piraterie et bains de mer

Gruissan : un joli tableau à double entrée

Parmi les derniers grands aménagements littoraux, Gruissan présente le double avantage d'être aussi un vieux village et d'avoir, tout près, la montagne de la Clape. Sans oublier ses "chalets" !

 

Il y a deux entrées pour GruissanIl y a deux entrées pour Gruissan par la canal ou par le port. Au Sud-Ouest, le rectiligne Canal de Grazel ouvre, deux kilomètres à l'intérieur, l'accès à Port Barberousse du vieux Gruissan : un port privé accessible aux visiteurs qui calent moins de 1,20 m, complété par un joli bassin après une passerelle routière, pour quelques petits bateaux à moteur.

A environ deux milles au Nord-Est, une autre entrée mène les plus grosses unités vers Gruissan "la neuve" et son port en cœur de ville. On y accède par deux puissantes jetées et un chenal d'un mille bien balisé, dragué à 2,50 m.

Du large, avaVue aérienne de Gruissan, typique du littoral méditerranéennt des les distinguer, ces deux entrées ont deux amers communs, le massif de la Clape et l'ancien donjon du village.
La montagne de la Clape, qui était autrefois une île, porte deux radômes à 235 m d'altitude et, plus près de Gruissan, les falaises qui se dressent du côté de la chapelle des Auzils dont le chemin d'accès est connu pour ses cénotaphes. (voir 4 Pas à Terre).

Le donjon cylindrique qui trône au sommet de la colline où s'enroule le vieux village porte un nom fort évocateur : Barberousse.

PIRATES ET NAUFRAGES

La Tour Barberousse, comme ses sœurs du littoral méditerranéen, servait, certes, à se défendre mais, heureusement le plus souvent à surveiller préventivement l'horizon. Si celle de Gruissan prît un jour le nom redouté de la famille de pirates qui s'empara d'Alger en 1529, ce n'est pas que le personnage à la barbe carotte y eût habité. Tant pis pour le mythe !

Au contraire, c'est parce que l'on redoutait qu'il y vînt que cette appellation-repoussoir lui fut donnée, afin que vigilance soit entretenue ! De la fin de l'empire romain qui assurait la paix sur la Mare Nostrum, jusqu'au XVIe siècle, les villageois des côtes se sont réfugiés sur les hauteurs. Voguant en vue de Gruissan, c'est donc à vous et non point aux Gruissanais de se prendre pour un pirate barbaresque venant chercher des esclaves dans les villes de la côte. Une longue tradition

En revanche, une autre tradition, heureusement, perdure : la fête de la Saint Pierre. Au XVIIIe siècle, alors qu'une relative sécurité était revenue, les Gruissanais trouvèrent sur la plage une proue de navire représentant Saint Pierre, reconnaissable aux grosses clés qu'il a en mains. Ils lui dédièrent alors une grande cérémonie avec procession, sérénade et danse scottish, liesse populaire à la fin juin de chaque année. Loin de s'éteindre, la tradition demeure encore (voir "Saint Pierre et les Prud'hommes" sur www.cabotages.fr).


DANS LE RESPECT DU PAYSAGE

Gruissan a su respecter le paysage contrairement à d'autres...Sur tribord au loin, une grande roue de Luna Park rappelle à la modernité. Gruissan, comme Port Camargue, la Grande Motte et le Cap d'Agde au Nord-Est et Port Leucate, Port Barcarès et Saint Cyprien au Sud-Ouest, est une création des années soixante et de la Mission Racine d'aménagement du littoral qui visait à créer des lieux à haute densité balnéaire, bien circonscrits, préservant l'environnement alentour. Chacun a eu son projet, son architecte, son ambition.

Pour Gruissan, le projet initial de 1964 était une cité pharaonique et "futuriste". L'aménagement du vaste espace de sable entre Vieux Gruissan et mer a donné lieu à de un délire en forme de métropole Star Treck directement tombée de l'espace-temps dans les lagunes du Languedoc.

Si le nouveau Gruissan finalement sorti des cartons n'est pas à proprement parler un joyau architectural, au moins s'inscrit-il dans le respect du site. Le massif de la Clape au nord n'a pas été mité de villas pour milliardaires, comme prévu, et l'extraordinaire Gruissan des chalets sur pilotis (voir l'encadré) n'a pas été rasé au profit d'un port dantesque !

Si le nouveau Gruissan finalement sorti des cartons n'est pas à proprement parler un joyau architectural, au moins s'inscrit-il dans le respect du site. Le massif de la Clape au nord n'a pas été mité de villas pour milliardaires comme prévu, et l'extraordinaire Gruissan des chalets sur pilotis n'a pas été rasé au profit d'un port dantesque !

Ce véritable décor de cinéma 37,2 le Matin de Beineix est un village de 1.300 "cabanes" sur pilotis nées avec la mode des bains de mer : sous Napoléon III, tout a commencé par des cabines de plage plus ou moins sophistiquées. A la fin du siècle, une tempête a détruit tout ce qui y avait été peu à peu construit en dur. Puis les cabines sont revenues. Puis la guerre est passée. Puis, une fois la plage débarrassée des bunkers, des "chalets" de planches se sont posés sur des pilotis. Du déshabilloir de plage au camping sauvage on passait à la ville de plus en plus organisée, habitée en partie toute l'année.

CHALETS OU VILLAS ?Chalet ou villa? à Gruissan, les « chaletains » doivent respecter   un cahier des charges initial et stricte

Gruissan-les-Chalets est un véritable décor de cinéma où fut tourné 37,2  le Matin de Beineix. C'est aussi un village de 1.300 "cabanes" sur pilotis nées avec la mode des bains de mer : sous Napoléon III, tout a commencé par des cabines de plage plus ou moins sophistiquées. A la fin du siècle, une tempête a détruit tout ce qui y avait été peu à peu construit en dur. Puis les cabines sont revenues. Puis la guerre est passée.

Puis, une fois la plage débarrassée des bunkers, des "chalets" de planches se sont posés sur des pilotis. Du déshabilloir de plage au camping sauvage on passait à la ville de plus en plus organisée, habitée en partie toute l'année. Avenues, rues, ruelles révèlent tous les matériaux, toutes les couleurs, toute la flore, tous les aménagements et tous les engins de plage des heureux propriétaires qui ont su préserver ce site unique où existe une sorte de vie communautaire.

Hélas, contrairement au règlement, de plus en plus de propriétaires murent les rez-de plage pour en faire des garages et des annexes, masquant ainsi les pilotis. Les "chalets" qui deviennent des villas font perdent une grande part de son caractère à la "cité sur échasses". Une tempête ramènera peut-être un jour ce petit monde à la vocation d'origine des pilotis : ne pas avoir les pieds dans l'eau.

Le port quant à lui a su préserver des proportions modestes grâce à sa division en bassins et marinas. La station est animée sans tomber dans les excès, les commerces sont nombreux mais pas trop débordants et certains détails visent à donner à l'ensemble un cachet personnel : place décorée de "menhirs", toits semi-cylindriques des immeubles, pôles d'intérêts différenciés, vues sur le vieux Gruissan et sa tour. Des "signes" comme les pyramides de la Grande Motte ou les balcons de la Baie des Anges pour les cartes postales


Claude Roger

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée