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L'Estaque ou un attachant port d'attache

L'Estaque, une ville plurielle

Port des peintres, des écrivains et des cinéastes, l'Estaque est aussi une ville industrielle au caractère bien marqué où se mélangent fort bien les gens, les métiers et les bateaux.

En arrivant par l'ouest, l'Estaque est reconnaissable à l'église qui domine le port.En arrivant par  l'ouest, l'Estaque est reconnaissable à l'église qui domine le port. Bon amer Pour entrer, veillez bien à prendre la passe réservée à la plaisance (passe du phare de l'Estaque) à l'extrémité ouest de la digue intérieure et non celle des chalutiers, à l'est de la digue intérieure. Une fois au port, sous l'église, votre regard tombera forcément sur les troquets qui le surplombent quelle émotion, certains sont là depuis très, très, très longtemps et ont vu passer des générations de marins, pêcheurs, touristes et autres buveurs de tout poil.
Ici, vous êtes encore sur la Côte Bleue et déjà à Marseille. Mais avant tout à l'Estaque (prononcez l'Estaaqueu), un "village" maritime au caractère bien trempé.
En provençal l'estaco, veut dire l'attache, celle qui permet d'amarrer les bateaux à un pieu. Attache également sentimentale Robert Guédiguian a fait de ce quartier populaire et bien vivant, un excellent portrait dans son film Marius et Jeannette (1997).

HISTOIRE DE SARDINES ET DE TUILES
Du fait de sa situation naturellement protégée des vents violents d'ouest et de nord-ouest, la vocation maritime de l'Estaque est ancienne.L'Estaque : Du fait de sa situation naturellement protégée des vents violents  d'ouest et de nord-ouest, la vocation maritime de l'Estaque est  ancienne. Grecs et Phéniciens en auraient fait un port "pinardier" où transitaient des milliers d'amphores. La vigne y fut cultivée jusqu'au XVIIIe siècle, mais l'activité essentielle a longtemps été, bien sûr, la pêche à la sardine et la seinche au thon, laquelle nécessitait une main d'œuvre abondante.
La deuxième activité qui s'est développée pour atteindre son apogée à la fin du XIX e siècle est la fabrication de tuiles. Briques et tuiles faites avec l'argile du bassin de Séon (lieu qui portait également le vignoble) sont renommées depuis l'antiquité. Les tuiles étaient transportées sur des tartanes malonières (barques à fond plat) jusqu'au port de la Joliette pour être exportées vers les colonies. La Tuile de l'Estaque a occupé une place importante dans l'architecture coloniale, en Indochine notamment.
Parallèlement aux activités artisanales, le quartier a connu un fort développement industriel à partir de 1885, avec l'arrivée de diverses usines liées à la chimie, l'industrie minière, la réparation navale. La population est passée de moins de trois cents habitants en 1872 à près de quatorze mille en 1931 ! L'architecture de style industriel de la gare est remarquable de cette époque faste. Malheureusement, toutes les petites tuileries ont disparu dans les années 1930-1940 et le déclin de toutes les activités industrielles qui a suivi ont fait de l'Estaque une zone économiquement sinistrée comme en témoignent les friches industrielles qui ne sont esthétiques que dans les films.

POPULAIRE A LA "FOLIE"
L'Estaque, c'est aussi la mer et les vacances. L'Estaque-Plage s'est construite autour du port. De grandes plages de sables occupaient son littoral et étaient le lieu de diverses activités, pêche, petits commerces, restaurants lieu de week-end fréquenté par les Marseillais pour y déguster oursins, sardines et panisses. Le village est resté à l'écart jusqu'au début du XXe siècle, quand la route est arrivée et que la voie ferrée Marseille-Miramas a été mise en service (voir pages précédentes).
Lieu populaire, l'architecture diversifiée révèle une belle mixité sociale. Les petites maisons traditionnelles où résidaient les ouvriers des usines, côtoient les bastides et les villas de bord de mer construites par les riches MarseillaisL'Estaque ville plurielle, l'est aussi bien par son architecture que par ses habitant où le type des baetaux qui vienne y faire escale. Ces "folies" architecturales révèlent toute la fantaisie de ceux qui les ont bâties. A l'Estaque-Plage, tout près de l'Office de tourisme, la "Palestine" est une magnifique villa de style mauresque construite au début du XXe siècle par un amoureux de l'Orient, Pierre Leclerc.

ON Y FAIT BIEN DES CHICHIS
En sept lettres, on y fait bien des chichis Enigme de cruciverbistes facile à deviner ici. Lorsque vous arrivez, on vous l'annonce, ici, on mange des chichis (beignets frits) et des panisses (beignets de farine de pois chiches) ! En vente un peu partout, y compris sur le marché.
Derrière les bistrots et les restaurants, l'Estaque se révèle être un lacis de ruelles étroites, de petites maisons, le tout ordonné et coloré, du moins dans sa partie centrale, ce qui témoigne aussi de son intérêt touristique. Lieu de vie, lieu de charme, le village a été plébiscité par un certain nombre de peintres, impressionnisme, fauvisme, cubisme, entre 1860 et 1920, comme Paul Cézanne, Pierre-Auguste Renoir, Georges Braque, André Derain, Raoul Dufy... D'autres artistes y séjournèrent, comme Camille de Saint-Saëns et Emile Zola, lequel participera à la fondation du journal La Marseillaise.
L'Estaque est un port quatre ports un peu compliqué qui n'accueille les visiteurs qu'à l'extrême ouest (port Ouest Marseille) et à l'extrême est (Port sud) et où le plaisancier côtoie les "gors culs" du port de commerce et de passagers. Mais son charme épicé justifie la manœuvre.

 

Guy Brevet

Jeanne Chemin

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée