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La Ciotat : port de découverte

La Ciotat, LA ville qui survit à toutes les crises

Occupée dès la période néolithique, vers 3000 ans avant J-C, La Ciotat devient rapidement un port important qui connaît son apogée au XVIIe siècle avec la pêche, les chantiers navals et le commerce. La ville évite la peste en 1720 grâce à une rigueur restée légendaire. C'est aujourd'hui une escale sympathique, colorée, culturellement riche.

 

Les premiers Ciotadens s'installent sur le site dans la seconde moitié du troisième millénaire avant J-C. Les chercheurs ont trouvé, notamment au gîte d'Ellianac, des céramiques, des silex taillés ainsi que des sépultures. Regroupés en tribus, ces habitants vivent de la pêche, de la chasse, de la cueillette mais aussi d'élevage et d'agriculture.

Des marins grecs établissent un comptoir vers 600 avant J-C (création de Marseille) et fondent une première cité. Elle prospère plusieurs siècles grâce à la pêche et au commerce. Le musée du Vieux La Ciotat Le Vieux Port de la Ciotat est un endroit d'accueil et de refuge pour tous les bateauxexpose des vestiges datant de cette période, par exemple plusieurs amphores. Le nom de la cité, Kitharistès, évolue en Citharistas Portus au temps des Romains. La chute de l'empire de Rome et les invasions lombardes, normandes et sarrasines ruinent cette cité prospère et commerçante. Comme dans toutes les cités côtières, La population préfère se mettre à l'abri sur les hauteurs où se trouve Ceyreste, bourg mieux protégé. La situation se prolonge ainsi jusqu'au XIIIe siècle.

 

Puis, la vie devenant plus tranquille, les pêcheurs redescendent près du rivage et reconstruisent des maisons sur l'emplacement de l'antique cité. Les populations des deux entités géographiques décident de la mise en place d'un poste de guet sur la colline dite de La Garde. Mais rien ne va plus entre les deux communautés. Les Ceyrestens prétendent qu'ils sont éloignés du poste de vigie alors que les habitants du bourg sont très près. Les habitants au bord de l'eau ripostent en faisant remarquer que, bien que moins nombreux, leur tour de garde revient plus souvent Ce ne sont pas des querelles de clocher mais de vigie. Les deux parties demandent la séparation et l'obtiennent en 1429. Civitas (la ville, en latin), le nom de la nouvelle agglomération au bord de l'eau, évolue en Cieutat, puis Ciotat.

 

Dès lors, la ville grandit, sort de ses murs au XVIe siècle et multiplie ses activités économiques. Le XVIIe siècle reste indubitablement l'âge d'or de La Ciotat. Certains habitants quittent la pêche pour la navigation et le négoce. Ils s'enrichissent en grande partie grâce au commerce des grains avec le Moyen-Orient. Une bourgeoisie de riches armateurs émerge. Les Ciotadens assistent aux premiers travaux de l'église, au repavement des rues, à l'installation des chantiers navals et à la reconstruction de l'hôpital Saint-Jacques. La ville s'étend. La Ciotat est à son zénith en 1633 quand sa flotte commerciale dépasse celle de Marseille. En 1664, une carte marine place la ville parmi les grands portsSitué entre Marseille et Toulon, la Ciotat est considéré comme un grand port Méditerranéen entre Marseille et Toulon.

 

La Ciotat commence à décliner à la fin du XVIIe siècle avec la baisse du commerce maritime.

 

En revanche, la ville gère si bien l'épidémie de peste qui ravage la Provence en1720 qu'elle ne compte aucun décès et devient la seule ville épargnée de la région. Alors que la maladie tue la moitié de la population de Marseille et paralyse son économie. Le pire est évité grâce au courage et à l'organisation exemplaire des Ciotadens. Ils ferment, gardent les portes des murailles et en défendent énergiquement l'entrée aux étrangers et aux garnisons Marseillaises. Le port se transforme alors en entrepôt de commerce et sauve la région de la famine.

 

Chaque année en novembre, une fête de deux jours commémore cette extraordinaire histoire. Le siècle suivant, le XIXe, voit la gloire des chantiers navals. Ils font la fortune de la ville, mais ils ferment en 1980 (voir l'article). Aujourd'hui, La Ciotat prospère essentiellement grâce au tourisme et à la plaisance.

C'est un port où l'on aime se faire bloquer par le mauvais temps tant il y a de choses à y faire et à découvrir.

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée