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Les belles catalanes

Banyuls n’a pas l’exclusivité de la barque catalane. L’origine de ce bateau mythique se perd dans celles de la voile latine, tout autour de la Méditerranée. Mais il est généralement reconnu que Banyuls fut l’endroit où ces bateuax furent les plus beaux, les plus rapides, les plus solides… tout chauvinisme mis à part, car entre les villes voisines de la Côte VermeilleLa Lievantina, les catalanes  des PO ont été les plus rapides de la Côte Vermeille, les rivalités ne manqu(ai)ent pas.

 

Grâce à des associations comme Vela i Vent à qui nous devons ces photos et ce texte, la «Catalane» a gardé sa place comme un «vrai» bateau et non un objet de folklore ou de muséographie nostalgique.

Que tous les caboteurs qui naviguent dans ces eaux aient une pensée pour les charpentiers et les marins pour qui le Llagut fut une raison et un moyen de vivre.

 

La voile latine est certainement la plus ancienne du monde. Les représentations de bateaux méditerranéens dans l’antiquité montrent une voile rectangulaire suspendue à une vergue (ou antenne) accrochée au mat par son milieu. Deux écoutes et deux balancines orientaient la voile. Puis les voiles devinrent trapézoïdales et enfin triangulaires. La voile latine semble être en usage dès la fin de l’antiquité.

La plus ancienne représentation incontestable d’une telle voile remonte au VII° siècle de notre ère. C’est la voile que les marins de la Méditerranée occidentale ont emmené partout où ils ont navigué. Elle s’est maintenue pendant de nombreux siècles jusqu’au dernier où elle devint de plus en plus verticale pour simplifier les manœuvres et réduire le nombre d’équipiers. La barque catalane l’a conservée dans ses formes originelles et elle n’a été supplantée que par le moteur.

 

La pratique de la voile latine diffère des autres voiles et du maniement du gréement marconi qui équipe tous les voiliers actuels. Le mat incliné vers l’avant est une des caractéristiques des barques catalanes. La voile latine est enverguée (attachée) sur une antenne, composée de deux parties : le quart (partie basse) et la penne (partie haute). Elle permet toutes les allures possibles de navigation à la voile.

A «la bonne», la voile est sous le vent du mat et complètement déployée ce qui offre un maximum de puissance. Le centre de la voile se déplace sur l’avant ce qui permet de garder un cap serré au vent c’est-à-dire faire du près pour remonter au vent. Afin de conserver la voile à la bonne main il est nécessaire de «tréhucher», ce qui signifie passer la voile et l’antenne du bon côté du mat. La « tréhuche» se fait aussi bien par l’arrière du bateau (empannage) que par l’avant (virement). L’empannage est réalisé en descendant le lit du vent tandis que le virement n’est faisable qu’en remontant au vent.

Par petit temps ou vent faible il est possible de rajouter sur l’avant une petite voile appelée polacre en catalan ou foc en français . «Foc» signifiant le feu en catalan, le terme ne ouvait pas convenir pour désigner cette voile.

 

Chaque barque est aussi armée de deux avirons pour pallier le manque de vent. La vela est en coton formée de laizes de 55 cm de large cousues à la main verticalement, et possède deux ou trois bandes de ris disposés en éventail à partir de la pointe avant.

Les ris servent à raccourcir la voile en l’accrochant à l’antenne. La ralingue du bas (bord de la voile) est doublée de cuir à l’avant pour la préserver du frottement. La forme arrondie du bas de la voile permet de dégager le pont pour laisser de la place aux rameurs et de la visibilité au barreur. La ralingue du haut se termine à chaque extrémité par une bague qui permet de la fixer aux bouts de l’antenne. Le mat est implanté au milieu de la barque, et mesure la même longueur que celle-ci. Il est incliné vers l’avant afin de faciliter certaines manœuvres de la voile.

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée