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Les calanques victimes de leur beauté

Belles calanques méditerranéenes

Symbole du patrimoine marseillais, les calanques séduisent plaisanciers et grimpeurs. Vallons, pics, falaises calcaires et criques découpées offrent un formidable espace de loisirs aux portes de Marseille. Mais, avec 800.000 visiteurs par an, des mesures de préservation sont indispensables.

 

Marseille et Cassis, le Conseil général et le Conservatoire du littoral ont acquis la quasi totalité du massif des Calanques. Le Conservatoire du littoral protège aujourd’hui près de 800 ha dont la Muraille-de-Chine, Vaufrèges, la plaine du Ris, les Terrasses de Cassis, La Fontasse (calanques de Port-Pin et d’En Vau) et Port-Miou.
Au début du XXe siècle, les calanques ne sont pourtant plus que l’ombre d’elles-mêmes. Des décennies de fabrication de chaux et de ramassage de bois de boulange, conjuguées à un pastoralisme séculaire, ont créé un paysage dénudé. La chênaie, forêt méditerranéenne originelle, a totalement disparu sous l’emprise de plusieurs siècles d’activités humaines. Les derniers pins sont exploités pour le gemmage, la collecte de résine destinée à la fabrication de l’essence de térébenthine. Tout un paysage est à reconstruire.


LA FORET DOIT RENAITRE

La forêt, partie intégrante du patrimoine des calanques, doit renaître ! L’Office national des forêts, qui participe aujourd’hui à la gestion techniquMagnifique et si fragile calanquie que se soit à Marseille, à Cassis le sur le reste de la Médietrranéee de ce vaste territoire, n’a donc guère le choix. Mais pour retrouver la chênaie du passé, il faut passer par une forêt résineuse qui prépare son retour. L’immense incendie de 1990 a provoqué un arrêt temporaire dans cette renaissance. Toutefois, une régénération naturelle lui succède, indisciplinée. De petits semis de pins poussent partout, au point qu’il faut couper une grande partie de cette biomasse combustible pour éviter tout nouveau risque d’incendie. Le dépressage, c’est-à-dire l’action de couper les jeunes pousses pour permettre à quelques individus d’atteindre la taille adulte, a été un combat énorme.
Après des dégradations successives, la formation végétale aujourd’hui la plus répandue est la garrigue à Chêne kermès. On trouve dans les éboulis une espèce rare et protégée, “l’herbe à Gouffé” que l’on ne trouve que dans les calanques et nulle part ailleurs dans le monde.

HALO ET THERMOPHILES
On rencontre également des formations halophiles (qui aiment le sel) sur l’étroite bande côtière, composés du Perce-PierrFou de bassan - Oisieaux de Méditerranéee à fleur jaune et de petite saladelle à fleurs bleues, et des formations thermophiles (qui apprécient la chaleur), liées aux parties les plus chaudes du littoral comme les fonds de vallons et les falaises surplombant la mer (Oléolentisque, groupement à olivier sauvage, lesntisque, clématite, petit houx ).
Les Calanques abritent toutes les grandes espèces marine d’oiseaux telles le Goéland leucophée, le Fou de Bassan et le Cormoran huppé, ainsi que le Puffin cendré et le Pétrel tempête. Plus à l’intérieur, au milieu des garrigues, on retrouve la Perdrix rouge, les Fauvettes, le Rossignol, le Bruant zizi et l’Ortolan.
Les insectes sont aussi présents : Euscorpius flavicaudis, un petit scorpion jaune (3 à 4 cm) dont la piqûre n’est pas dangereuse, également Scolopendra angulata, scolopendre de 6 à 15 cm, dont la piqure peut être dangereuse et bien sur la célèbre cigale.
Quelques reptiles sont aussi présent, trois types de couleuvre absolument inoffensives bien que pouvant atteindre deux mètres de long, et plusieurs variétés de lézard.


LE CAP CANAILLE

Du Cap Canaille, on a une vue exceptionnelle sur la Méditerranée, le massif de Puget et les calanques, le massif de Marseilleveyre et les îles. Ici, la roche ocre est particulière, en vif contraste avec le calcaire blanc des calanques voisines. C’est un conglomérat de galets et de sables compactés (le poudingue) que le vent et les embruns sculptent avec étrangeté.
L’acquisition pCap Canaille au bord de la Méditerranée, escale idéale et magnifique pour les plaisanciers en mouillagear le Conservatoire du littoral d’une première partie du site du Cap Canaille-Sainte-Fretouse (12 ha) a permis de mettre fin au développement des lotissements en bordure de la baie de la Ciotat. Elle permet également la préservation et l’amélioration de la qualité paysagère et biologique du site. En effet, une flore très particulière composée d’espèces rares et menacées (lavatère maritime, hélianthème à feuilles de lavande) se rencontre ici.
Une importante population d’oiseaux nicheurs de milieux rupestres trouve refuge  sur ces hautes falaises : hirondelle des rochers, merle bleu, martinet alpin, grand corbeau, faucon pèlerin
Les murets de pierres sèches des anciennes terrasses cultivées, aujourd’hui gagnées par la garrigue, témoignent d’une agriculture disparue qui représentait pourtant le meilleur rempart contre les incendies. Cultures et pâturages, peu à peu abandonnées, ont laissé place à la garrigue ou au maquis. Ainsi ont disparus les coupe-feu, favorisant la propagation d’incendies dévastateurs.
Le Conservatoire s’attache à mettre en valeur ces anciennes terrasses cultivées, pour la protection de ce site contre les incendies.

Conservatoire du Littoral

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée