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Les Pyrénées catalanes

AUTOUR DU CAP DE CREUS

Le Cap de Creus est la pointe extrême des Pyrénées qui tombent dans la Méditerranée. Bien connu des marins, c’est aussi un haut lieu du tourisme : nature magnifique et presque partout préservée, fonds sous-marins magnifiques, villages pittoresques. On ne peut pas toujours parler d’abris sûrs tant les vents y sont forts et soudains, mais on peut dire que c’est, pour le marin prudent, un bassin de navigation haut de gamme.

 

CAP DE CREUS : SAUVAGE PARENTHESE DE NATURE

En 1934, Salvador Dali en a fait Le Spectre du Sex Appeal  Depuis qu’ils naviguent, les marins en ont plutôt vu le Vaisseau Fantône tant la réputation du Cap de Creus est sulfureuse : des coups de vent accélérés par un formidable effet venturi, une mer hachée par le ressac, des cailloux bien méchants Une sorte de Cap de Bonne Espérance qui délimiterait le golfe du Lion à l’ouest comme le Cap Couronne le fait à l’Est. Mistral pour l’un, Tramontane pour l’autre. Sans compter les tempêtes venues du large et qui en ont sculpté les roches claires, calcaire en France, granit en Espagne.

Au Cap de Creus littéralement le cap de la Croix le chaos rocheux avec ses pierres en équilibre, passées au burin des intempéries est tel que le corps peint par le Maître, avec ses béquilles, ses décharnements et ses amputations, n’est, tout compte fait, pas si éloigné que ça de ce que l’on voit dans ce lieu torturé.
Pour les marins, Cap de Creus c’est aussi un amer et un guide avec ce phare Le phare du Cap de Creus dans les Pyrénées Catalanes à la frontière de l'Espagnetrapu solidement ancré dans un bâtiment blanc et qui tient en quatre chiffres : 87 m d’altitude, un éclair toutes les 10 secondes visible à 34 milles, une position à 42°19′ 08.15″ N / 3°18’57.20″ E. C’est le point le plus oriental de l’Espagne, comme, à mille kilomètres de distance, le Cap Finisterre est le plus occidental.

Cap de Creus, c’est aussi pour les promeneurs un dédale de chemins dans une nature sauvage où tout est préservé : le Parc naturel qui existe depuis 10 ans a réussi à préserver avec l’aide d’Eole et de Pandore réunis un espace exempt du béton des promoteurs. C’est, comme le souligne opportunément le site officiel de la Costa Brava, “le plus grand secteur inhabité de l’Espagne méditerranéenne”. Hommage du Vice rendu à la Vertu, en quelque sorte !

Ne boudons pas notre plaisir, ce parc qui englobe une partie terrestre et maritime est aussi le paradis des plongeurs. Alors, navigateurs qui avez trouvé le bon créneau de beau temps sans vent et une place pour mouiller à proximité, profitez de cette parenthèse de pleine nature dans cet océan de villégiature. Sans jamais quitter les yeux les cartes marines et des oreilles les bulletins météo.

 

EL PORT DE LA SELVA Situé sur la Mar d'Armut, El Port de la Selva est le premier abri organisé avant le Cap Creus: BEL ENDROIT, MAIS PRUDENCE

Situé sur la Mar d’Amunt, El Port de la Selva est le premier ou le dernier abri organisé et équipé après ou avant le passage du Cap de Creus. Au risque de faire un copié-collé de tous les textes sur tous les ports de la région, disons tout de même que El Port de la Selva ( El Puerto de la Selva en langue castillane) est un ancien port de pêche où, depuis les années soixante, l’économie du tourisme et de la plaisance ont très largement dépassé l’activité traditionnelle, qui, toutefois, demeure.

C’est une anse profonde entre deux rives de roches abruptes et fermée au fond par une plage de sable. Ce n’est donc pas une calanque avec quarante mètres de fond dès qu’on s’éloigne de plus d’un mètre du bord, mais une baie où l’on trouve des fonds entre 7 et 10 mètres pour mouiller (attention, zone interdite entre les bouées).

Sachant que dans ces parages aucun bateau ne peut se sentir protégé du vent qui “tombe” violemment de la montagne comme il peut venir avec force de la mer, le port de la Selva est protégé de la houle, pourvu qu’elle ne vienne pas pile du nord. On peut s’en douter pour peu que l’on soit un peu observateur :  s’il y a une plage et des hauts-fonds, c’est que parfois la mer vient y pousser le sable avec ses lames de Caterpillar

C’est un plaisir pour les yeux du plaisancier que cet abri dans un si beau cadre, relativement bien préservé. Le village, bien que très largement revu et corrigé depuis l’invention du ciment et des menuiseries d’aluminium, a gardé un certain cachet. Il est fait mention ici d’un hameau un peu avant l’An Mil, puis plus rien jusqu’au XVIIe siècle où les pêcheurs du village de la Selva del Mar, perché sur la montagne en retrait et à l’abri des visites de navigateurs indésirables, décidèrent de construire de plus en plus nombreuses des maisons de bord de mer, là où ils tiraient leurs barques.

Un peu de vin, un peu d’huile, un peu de commerce sont venus ensuite, sans grand succès durable apporter un complément à la pêche, mais au risque encore une fois de répéter ce qui a eu lieu cent fois dans les plus beaux endroits de la côte ce sont des intellectuels et des artistes venus d’ailleurs qui ont lancé la mode balnéaire à Port de la SelvaEl Port de la Selva, ancien port de pêche avant de devenir port de plaisance et de tourisme en Pyrénées Catalanes. Avec, ici aussi, quelques effets positifs à cette colonisation pour les habitants permanents qui, en un siècle, sont passés de 1.500 à 900 habitants.

Certains parmi les navigateurs de nos connaissances ont eu à se plaindre d’un mauvais accueil et de graves incompréhensions à propos de mouillages. D’autres nous ont rapporté des commentaires positifs. Quant à nous, nous avons trouvé un port petit mais assez bien organisé, avec une capitainerie presque neuve et des projets d’extension de la zone des amarrages protégés. Car il n’y a que derrière le môle et sur les pontons payants que l’on se sent vraiment à l’abri et qu’on peut envisager sereinement d’aller grimper sur les trente kilomètres de sentiers forestiers ou les sommets de la Sierra de Rodes où s’élancent les parapentistes.

 

CADAQUESCadaquès n'est pas tout à fait un port de pêche c'est plus un mouillage : LE PLUS CELEBRE DES MOUILLAGES

Situé sur la Mar d’Avall, au sud de la pointe du Cap de Creus, ce n’est pas un port, tout juste un abri, en fait une plage sur laquelle les pêcheurs riraient les barques au sec. Presque exactement symétrique de la baie de Port de la Selva avec sa large ouverture au Sud-Est par où s’engouffre la houle quand le vent souffle de l’Est ou du Sud, c’est un mouillage très fréquenté à la belle saison.
Et pour cause ! C’est non seulement un magnifique endroit dans un cadre naturel exceptionnel, c’est aussi, malgré la prolifération urbaine, un très beau village. Il porte les traces de ses origines modestes quand les pêcheurs étaient les seuls à profiter du paysage, mais aussi les différentes strates de l’engouement des étrangers pour cet endroit : Dali, bien sûr, mais aussi Picasso, Matisse, Duchamp, Max Ernst, Man Ray, Derain ont fait ce cet endroit un haut lieu de l’art moderne, attirant dans leur sillage les grands et les riches de ce monde.
Par beau temps, n’hésitez dont jamais à faire halte à cet endroit qui gagne à être abordé par la mer pour profiter totalement de cet amoncellement de maisons blanches en pied de montagne, entre deux tranches de bleu.
A terre, vous trouverez évidemment des dizaines de terrasses de cafés et de restaurants et, dans les ruelles, de nombreuses galeries d’art. Mais le plus beau monument est le village lui-même, serré autour de son église, tout aussi blanche, du XVIIe siècle.

 

PORT BOU : EN ATTENDANT DE PASSER LE CAP CERBERE
Port-Bou est avant tout une grande gare de triage qui fait le pendant de celle de Cerbère. La ville ne présente pas d’intérêt touristique particulier mais c’est un très bon abri avec son port récent et bien protégé. Si le mauvais temps vous empêche de franchir la Cap Cerbère, faites-y escale.

Christophe Naigeon

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée