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Marseille: une irréductible cité

Marseille, toute une Histoire avec un grand H!

Vous arrivez sur le port et vous entrez déjà dans son histoire et ce sentiment permanent d'insurrection urbaine. L'histoire de Marseille commence par un roman d'amour et une fronde, quand Protis le phocéen, Ville d'Asie Mineure, épousa Gyptis, la ligure contre l'avis de son père. Donnant ainsi le ton.


La Bonne Mère veille sur Marseille et ses marins, elle voit les embarcation partir, petits caboteurs, gros paquebot, rapide baetaux à moteur ...La légende fondatrice de Marseille affirme son métissage. Son emblème, la silhouette de la Bonne Mère, indissociable de l'image de la ville, raconte le brassage des civilisations.

C'est au VIe siècle avant JC, qu'apparaît la "première Dame de Garde" de Marseille. Car si la tradition fait remonter la première aux temps préhistoriques, c'est avec certitude qu'on place au temps des Phocéens une gardienne sur la colline. Le site va abriter le temple de la déesse Poliade de Phocée, Aphrodite, et garder ainsi le feu de la cité.

 

Le nom de Notre Dame de la Garde, viendrait donc de cette idée d'un lieu gardien du feu sacré. Puis, le christianisme reprit les lieux de culte païens pour y mettre le sien. La construction de la basilique en 1853 fait prendre tout son sens à la colline de la Garde : signal sacré, signal urbain. Et, de surcroît, amer pour les marins.

 

Les Phocéens nous ont aussi laissé la "bouillabaisse" mélange poissons de roche et de pleine mer La population mangeait alors un simple ragoût de poisson nommé kakavia. A l'origine, la bouillabaisse était un plat modeste, préparé et consommé en premier par les pêcheurs avec les invendus. Cette soupe améliorée était donc un "plat de pauvre" !

Passez les deux forts Vauban et l'histoire de Marseille continue. Toujours frondeuse, Marseille aura ses forts royaux mais les canonnières seront les seules tournées vers la ville.

 

Et, bien avant que Colbert ne décide que Toulon serait un port de guerre et que le monopole des relations commerciales françaises avec l'ex-empire ottoman, serait donné à Marseille, elle s'inscrira avant tout le monde dans une "République marseillaise" au XIIIe siècle et donnera le ton d'une longue lutte afin de conquérir une place dans le commerce entre l'Occident et le Levant.

Passé les forts et sur tribord apparaît l'Abbaye Saint Victor, trace encore vivante des premières "églises" Là, Marseille s'inscrit dans l'aube du Christianisme et, encore une fois, dans une fronde.

 

C'est à l'orée du IVème siècle, alors que l'empire romain est évangélisé, qu'en février 303, une persécution éclate soudainement, brutale, systématique et générale. Refusant de "sacrifier aux faux Dieux" Victor en est le premier Martyr. Les chrétiens de Marseille dérobent le corps, le cachent en hâte à flanc de colline dont ils creusent le rocher. Les fondements de l'Abbaye Saint Victor sont posés.

De cet âge paléochrétien restent de nombreuses traces de vénération et de culte dans les cryptes où des tombes étaient vénérées et ornées de colonnettes, sculptures, gravures, figures bibliques, monogrammes du Christ.

 

Avancez vers le fond du port, et la "Nautique" vous salueL'entrée du port de Marseille, le Vieux, avancez vers le fond du port, et la "Nautique" vous salue. Parce qu'il est inné chez les Marseillais de prendre ce plan d'eau, d'aller aux îles ou dans les calanque, est acquise l'importance de la plaisance et des régates Avec le troisième club de France après la Société des Régates du Havre (1838) et la Société Nautique de Sète (1863), la Nautique (1887) est une vieille dame d'une éternelle jeunesse, fondée par des régatiers dissidents de la Société des Régates de Marseille.

En face, la Cannebière continue de donner le ton maritime de la ville l'avenue porte le nom du chanvre qui y était tissé pour les cordages. Pas très loin se trouve aussi l'avenue de la Corderie

Descendez face à l'ancienne Criée, devenu Opéra et entrez sur la Place aux huiles Les immeubles qui la bordent ont encore les voûtes et les portes cintrées Mais ce n'est pas de l'huile que vous y trouverez, mais du vin rosé et surtout le "Pastis", mélange d'anis étoilé du Yunnan (Chine), d'une pointe de réglisse des rives syriennes de l'Euphrate, et des plantes aromatiques de Provence

 

De l'autre côté du port, osez les ruelles fraîches du Panier. Perché sur une petite colline, c'est le quartier originel des vagues successives d'immigration, des Grecs aux Comoriens. Tout y est pittoresque comme le nom des rues et le comportement de ses habitants. Déambuler sans but le long des rues est encore le meilleur moyen de visiter ce petit village dans la ville. Un dédale. Mais à Marseille, on ne se perd pas, car jamais on ne quitte longtemps la mer de vue.

 

Anne Imbert

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée