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Port de Bouc : un point stratégique qui mérite un détour

Port de Bouc, un village de charme

A l'entrée du canal de Caronte qui mène à Martigues et à l'étang de Berre, Port-de-Bouc n'a pas une réputation à la hauteur du charme de son centre-ville. Il est vrai que l'environnement n'a rien de la nature sauvage, mais il y a là un îlot de vie bien sympathique.

 

Si vous venez de la Côte bleue, vous n'aurez pas à traverser le "rail" des cargos. Après le cap Couronne, il vous suffira de tourner autour des bouées de Carro ou de passer à l'intérieurLe port de plaisance de Port de Bouc : Si vous venez de la Côte bleue, vous n'aurez pas à traverser le "rail" des cargos. Après le cap Couronne, il vous suffira de tourner autour des bouées de Carro ou de passer à l'intérieur, mais pas trop près des dalles de rochers qui se trouvent là et lèvent une jolie houle en cas de vent d'Ouest à la plus grande joie des planchistes et autre kitesurfers qui pullulent ici.
Passée Arnette, un cap presque au Nord (autour de 340°) vous fera longer la côte Est du golfe de Fos, totalement différente de la rive d'en face : un massif calcaire pelé où s'accroche une végétation pour le moins méritante quant on sait combien la terre est ici rare et le vent violent. C'est ce qu'on appelle les "garrigues en peau de léopard" où le chêne vert est en train de disparaître, le pin d'Alep et l'olivier de se maintenir malgré les incendies. Peut-être verrez-vous un aigle de Bonelli ou un faucon.

UN FORT, UNE TOUR
Le premier amer n'a rien de bucolique mais fait partie du paysage depuis toujours dirait-on tant on y est habitués : les quatre cheminées de Lavéra dont l'alignement est un repère de route très utile et très précis dans les navigations sur l'axe 270°/90°.Port de Bouc : Site industriel important , et port de plaisance acceuillant bon nombre de caboteurs et gros paquebots C'est la centrale thermique du Ponteau qui fournit de l'électricité quand il y a des pics de consommation. Il paraît que grâce aux eaux chaudes de refroidissement de la centrale qui se jettent dans la mer se développent dans le sable de la crique des Renards des populations de cordelles, des vers de pêche dont raffolent les dorades Mais c'est un secret.
L'amer suivant est dans l'axe de votre navigation. C'est le fort de Bouc, encore appelé fort VaubanPort de Bouc : L'amer suivant est dans l'axe de votre navigation. C'est le fort de Bouc, encore appelé fort Vauban.. On se doute des raisons qui ont poussé le célèbre bâtisseur de places-fortes à construire un ouvrage militaire sur les vestiges d'une tour du XIIe siècle. Bien que le véritable chenal n'ait été creusé qu'en 1863 (voir pages suivantes), il y avait là depuis les Romains un passage hautement stratégique vers les eaux intérieures, et, surtout, un golfe à défendre. Tenir les points de massage de la mer à la terre, c'est tenir l'ensemble du plan d'eau.
Passée la bouée rouge des Tasques, vous laissez le fort Vauban à votre droite et entrez dans le port. A gauche, l'immense "tour de contrôle" des grands navires de commerce qui circulent et mouillent dans le golfe de Fos. Sous la tour, un petit port de plaisance, la Lecque, où se côtoient quelques voiles latines traditionnelles et le célèbre remorqueur de haute mer l'Abeille Provence. Impressionnant. Mais il vous faudra aller plus loin, laissant le port pétrolier à votre droite pour aller, cap au Nord, vers le port de plaisance avec accueil des passagers. De là, part le canal de Fos, dans la ville, plutôt sympathique et bon enfant.

LA RENAISSANCE DU PORT
Maintenant que vous êtes à terre, un peu d'histoire : site industriel important dès le milieu du XIXe siècle, Port de Bouc prononcez "bou" devient une commune en 1866. A ce moment-là, elle possède déjà des chantiers navals réputés, des salins, une usine à plomb, puis, en 1876, la sècherie de morue Cabissol de la Lèque. Quand, pour le meilleur et pour le pire, commence la grande épopée du pétrole et de l'automobile, en 1894 y est créée la raffinerie de pétrole La Phocéenne. Suivront deux usines de produits chimiques, Saint-Gobain et Kulhman. La ville traverse une période prospère et, au cœur des "trente glorieuses", sa population est de 14 000 âmes.
En 1966, tout se gâte : la fermeture des chantiers navals met 2000 personnes se au chômage. Mais on rêve de la grande zone industrielle de Fos qui promet des milliers d'emplois. Des sidérurgistes lorrains s'investissent dans le projet. La ville construit des habitations pouvant accueillir 7500 nouveaux habitants. Patatras ! Au lendemain du premier choc pétrolier, en 1975 s'arrête le développement de la zone industrielle de Fos.
Ce destin contrarié n'abat pas les Port-de-boucains. La situation géographique de la ville, entre mer, canal et étang, est un précieux atout. La ville retournera vers la mer : les autorités créent la criée publique de toute la région PACA pour la vente du poisson. Du coup, la ville attire des sociétés de transformation des produits de la mer. A titre d'exemple, la renommée de la foire-exposition Les Sardinades dépasse les frontières.
Et enfin, malgré un environnement qui ne favorise pas l'image touristique, Port de Bouc développe le tourisme et la plaisance. Une image qui reste à forger dans l'esprit des plaisanciers de passage.

Christophe Naigeon

 

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée