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Frontignan : Mer, muscat et bâtiments ...

Quand la ville carburait au muscat...

Frontignan connaît l'âge d'or du muscat tout au long du XIXe siècle. Les plus belles maisons de la ville datent de cette période. C'est également l'époque de l'industrialisation avec l'installation de l'usine à soufre ou de la raffinerie de pétrole.English Flag

 

Une légende raconte que la forme torsadée de la bouteille de muscat provient d'Hercule. En visite dans la région, le dieu tord une bouteille pour en extraire jusqu'à la dernière goutte et lui donne cette forme particulière, célèbre dans le monde entier. Joli.Une légende raconte que la forme torsadée de la bouteille de  muscat provient d'Hercule. En visite dans la région, le dieu tord une  bouteille pour en extraire jusqu'à la dernière goutte et lui donne cette  forme particulière, célèbre dans le monde entier. Joli.

 

De manière plus sérieuse, la production de muscat explose à une époque plus proche de maintenant que de l'Antiquité des Dieux grecs, le XIXe siècle. Comme toute la plaine languedocienne, Frontignan vit à ce moment-là un développement de la viticulture qui devient l'activité principale de la commune. De riches notables et des négociants de Sète créent de grands domaines à partir d'anciennes métairies. Ils produisent du vin, de l'eau-de-vie et du muscat, exportés via Sète en Amérique et dans l'Europe entière.

Dans le reste de la France, à partir de 1839, date de l'arrivée du chemin de fer. La ville s'agrandit et La Peyrade, alors un hameau, commence à s'urbaniser. Entre 1821 et 1872, la population de Frontignan double son effectif tandis que la vigne continue de grignoter les terres agricoles. La production de muscat connaît une telle expansion qu'elle entraîne en 1912 la création de la Société coopérative de vente de muscats naturels.

 

En 1827, la ville comprend 385 bâtiments. Parmi eux, on compte un moulin à huile, une fabrique d'eau-de-vie et quatre fours à pain. Les riches propriétaires, comme Argelliers ou Lapierre (ce dernier possédant une distillerie), rachètent les plus belles maisons du village, essentiellement celles qui bordent la place de l'Hôtel de ville. Mais c'est surtout à partir des années 1860 que l'augmentation démographique entraîne la multiplication des constructions, à l'intérieur du vieux village mais aussi en créant de nouveaux quartiers.1860 que l'augmentation démographique entraîne la multiplication  des constructions, à l'intérieur du vieux village mais aussi en créant  de nouveaux quartiers.

Des maisons viticoles apparaissent, aux façades décorées selon le statut social du propriétaire. Avec une hiérarchisation selon le degré de richesse des occupants. Boulevard Victor-Hugo, des habitations s'érigent, à un étage, avec des façades sobres. Elles correspondent à l'habitat des moyens propriétaires. Les hôtels particuliers à deux étages, à trois ou quatre travées et au registre décoratif plus voyant, apparaissent sur le boulevard de la République. Ils représentent en quelque sorte la réplique des châteaux de domaines agricoles de négociants aisés. Quant au boulevard Gambetta, les villas qui le bordent datent du début du XXe siècle. Dans la même veine de changement, l'Hôtel de ville est reconstruit.

 

Un extrait de « Exposition sur les mairies des chefs-lieux de cantons de l'Hérault » de C. Ferras montre que le modèle parisien est devenu national. Le voici : « En 1895, l'ancienne mairie est démolie, l'alignement de la place du château est rectifié et deux nouvelles rues sont percées pour donner à la nouvelle construction un environnement urbain digne d'un bâtiment public de la Troisième République. Le style "Ile de France" choisi par les édiles, est celui d'un bon nombre d'édifices construits un peu partout à la même époque. La façade principale est d'ailleurs la copie presque conforme un peu plus chargée en décorations de celle de la mairie du XIe arrondissement de Paris ».

 

La santé économique florissante de Frontignan ne provient pas uniquement du muscat. Des sites industriels voient le jour au XIXe et au tout début du XXeLa santé économique florissante de Frontignan ne provient pas uniquement du muscat. Des sites industriels voient le jour au XIXe et au tout début du XXe.. La Compagnie Bordelaise de Produits Chimiques en 1892 et l'usine à soufre aux Pielles en 1914. Autre grosse construction en 1904, la raffinerie de la Compagnie Industrielle des Pétroles, au bord du canal d'Ingril (elle fermera ses portes en 1986).

Vient aussi la société des ciments Lafarge. Toutes ces activités entraînent une forte augmentation de la population et l'embellissement du centre ville tel que nous le connaissons aujourd'hui. Mais créent à la périphérie cet environnement industriel que d'aucuns regrettent. Pas ceux qui y ont trouvé du travail.

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée