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Mèze, quand le port de plaisance c'est ouvert à l'international

Mèze port de transit en alcools au début du XVIIIème siècle

L'actuel port de Mèze construit en 1709 voit ses activités décuplées grâce à la fabrication d'eau de vie au XVIIIe et au XIXe siècle. Les frères Argand, genevois, ouvrent à Mèze la plus importante distillerie d'Europe. Le petit port devient le lieu de transit en vins et alcools de tous les diocèses voisins vers le monde entier.

 

Difficile d'imaginer les quais du tranquille port de Mèze encombrés de tonneaux et parcourus de cris et des coups de marteaux des tonneliersDifficile d'imaginer les quais du tranquille port de Mèze encombrés de tonneaux et parcourus de cris et des coups de marteaux des tonneliers.. C'est pourtant à ce rythme que vivait Mèze au XVIIIe et au XIXe siècles. En 1709, Mèze est le premier port du Languedoc, une cité marchande prospère et industrielle devant celui de Sète, pas encore complètement opérationnel (bâti en 1666). A cette époque, la vigne rayonne sur la plaine de l'Hérault. D'où la nécessité de stocker et d'exporter.

 

Futailles en tout genre. Une véritable industrie naît, étroitement liée à la vigne. Pour expédier les vins et les eaux de vie, il faut réaliser des tonneaux, des foudres (tonneaux de grande capacité de 50 à 300 hectolitres) et des futailles en tout genre. Les maisons de tonnellerie s'implantent autour du port dès le début du XVIIIe siècle. Ces activités attirent une main-d'œuvre importante. La ville s'agrandit jusqu'à compter 5.807 habitants en 1886 dont 391 travaillent dans la tonnellerie.

 

L'arrivée des frères Argand juste avant la révolution française décuple la production. Ces deux genevois, physiciens et chimistes, implantent à Mèze la plus importante brûlerie d'Europe.

« En 1789, on compte 20 établissements de tonnellerie pour 300 tonneliers et toutes les déclinaisons de métiers, fabrication, stockage, emplois sur le port. Les frères Argand jouent le rôle d'un véritable moteur de la vie économique mézoize et transforment ce petit port en lieu de transit de tous les diocèses voisins. » explique Guy Bastide, au service culturel de la mairie de Mèze et féru d'histoire.

Une multitude de métiers voient le jour, négociants en vins, courtiers, maîtres de chais, distillateurs, charrons, transporteurs et des centaines d'autresMèze, pas juste un petit port de pêche mais un port de plaisance et de transports maritimes en mer et garigues. Au plus fort de son extension, la tonnellerie emploie 1.200 personnes.

De l'aube au coucher du soleil, les ateliers et le port ressemblent à une ruche. Les ouvriers cognent, ajustent, fabriquent dans un vacarme assourdissant les demi-muids (150 litres) et les bordelaises (230 litres).

Guy Bastide poursuit : « Toutes ces productions, outre leur origine commune, la vigne, se rejoignent sur un point : leur destination vers une clientèle nationale et internationale plus qu'aux marchés voisins. » En témoignent en 1875 les 600.000 hectolitres d'eaux de vie et de spiritueux envoyés aux quatre coins du monde qui transitent par le port de Mèze. La forme des futailles diffère suivant le pays d'expédition.

Exemple : pour le commerce avec le Brésil, le vin blanc se conditionne dans la pipe portugaise (480 litres), la demi-pipe (240 litres), le cinquième (96 litres) et le dixième (48 litres). Autre exemple qui concerne le vin blanc et le vin rouge envoyés aux Indes. Ils y parviennent dans la barrique hollandaise à barre large de 220 litres.

 

Les mézois envoient également le vin et l'eau-de-vie dans leurs colonies aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, aux Antilles et bien sûr en France.Les huîtres de Bouzigues seraient-elles en réalité les fameuses huître de Mèze Mèze continue à prospérer malgré le phylloxéra qui décime la vigne en 1876 et la première guerre mondiale. Puis arrive le déclin avec la location des futailles (au lieu de la fabrication) qui connaît un essor considérable et avec la modernisation des outils.

De plus, la « baricaille » étrangère envahit le commerce national. Les bateaux-citernes et les pétroliers assènent le coup de grâce dans les années 1920-30. L'industrie du tonneau passe à Sète. Les derniers tonneliers mézois disparaissent après la deuxième guerre mondiale. Alors, Mèze reviendra à l'eau. Salée. Car la fameuse huître dite de Bouzigues, pousse magnifiquement à Mèze.

Sources
Histoire de Mèze d'Albert Fabre,1881
Les Futailles de l'Etang d'Eric Poujade, 1999
Site de la mairie de Mèze, texte de Stéphan Fongaro
Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée