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Sète, la ville aux cinq ports

Que serait Sète sans la mer ...

A Sète, ville où se rencontrent et se croisent les amoureux de la mer. Ports multiples pour population hétéroclite... Bienvenu en terre sétoise!

LE PORT DES FERRIES

Un seul terminal ferry existe actuellement à Sète : le quai B du bassin Orsetti. Si vous voulez admirer ces énormes baquebots ou si vous désirez traverser la Méditerranée au bord de ces monstres d'acier, rendez-vous à Sète

Un seul terminal ferry existe actuellement à Sète : le quai B du bassin Orsetti. Avec une arrivée par jour, il est saturé. Or, au fond de ce bassin se trouvent des "délaissés" de la SNCF qui, lorsque Sète les aura acquis, pourront accueillir un grand parking, une gare de passagers digne de ce nom, une douane, un poste de police des frontières, une gare routière, etc.

Pour désengorger la ville et notamment l'Avenue du Maréchal Juin qui part vers Montpellier et l'autoroute, une liaison routière directe est prévue pour rejoindre plus ou moins directement le rond-point de la Peyrade. Pour augmenter les cadences des rotations, le quai D (en face) du bassin Orsetti sera aménagé pour un second ferry en simultané. Mais Orsetti ne peut recevoir que des bateaux de la catégorie 170 / 175 m. Pour accueillir la nouvelle génération des 190 / 195 m, le môle Masselin, côté capitainerie du port et côté bassin aux pétroles serait aménagé. Les silos, démolis, seront reconstruits à l'autre bout du port, au confluent des trafics maritimes et fluviaux.

Il y aurait donc là un ensemble cohérent et rationnel, permettant de quadrupler au la capacité passagers et automobiles actuelle. Bien entendu, la destination Maghreb ne serait plus la seule à être développée. Espagne, Italie et au-delà

 

LE PORT DES CROISIERES

Le port des croisières de Sète, la particularité est que c'est un des rare port en France qui permet de débarquer dans le cœur de la ville pour son escale

Le spectacle est étonnant de voir les grands paquebots amarrés arriver à la hauteur des immeubles du quai d'Alger. Sète, qui connaît les ferries depuis que les transports maritimes de passagers existent entre la France et les pays du Maghreb, développe aujourd'hui une grande ambition d'accueil de croisières. Il est vrai que cette ville si typique de l'architecture et de la culture méditerranéenne est un régal pour les yeux des voyageurs qui ont la chance d'y entrer par la mer. Peu de ports permettent de débarquer dans le cœur de ville. Alors qu'à beaucoup d'escales, les croisiéristes doivent prendre des bus, ici, au pied du bateau, nos richesses s'étalent.

Sachant qu'un passager en escale dépense entre 50 et 100 €, que le tiers des passagers se promène en ville (1/3 reste à bord, 1/3 par en excursion), qu'un bateau contient entre 1.500 et 3.000 passagers et que l'ambition de Sète est d'avoir au moins une escale par semaine, à vos calculettes : la fourchette du chiffre d'affaires annuel est de 1.300.000 à 5.200.000 €. Cela vaut la peine de rendre accueillants le pot dévolu aux croisières, l'ancienne gare du Marrakech et les quais d'Alger et du Maroc, de dérouler un tapis rouge entre quelques palmiers dans les rues de la Savonnerie et Jean-Frédéric Bazille.

 

LE PORT DE PECHE

Sète est le plus grand port de pêche de Méditerranée connue pour sa pêche aux thons, une pe^che aujourd'hui limitée par les quota et pour la protection de l'espèce

Sète, plus grand port de pêche de Méditerranée, doit faire face à la hausse du carburant. Sur 40 chalutiers il y a 10 ans, il en reste 30. Cela a pour effet positif de désembouteiller le port, argument contre le maintien des pêcheurs en ville. La criée, souvent décriée pour sa vétusté (1966) mais reconnue pour son efficacité (1.000 lots à l'heure), va être rénovée, ainsi que son système informatique (première criée de France à gérer les ventes en temps réel). De 17 millions d'Euros en 2006, son chiffre d'affaires est passé à 21 millions en 2007, en partie par l'arrivée en nombre des "petits métiers".

Elle devrait rester là au une dizaine d'années encore. La zone de Frontignan se développe avec la congélation et la transformation. Les thoniers, souvent amarrés à couple ou à triple (sécurité !!), ont commencé à hiverner dans le bassin du Midi, à côté de la gare. L'idée est qu'à Sète il n'y ait plus de bateaux à couple.

Et enfin, un carénage digne de ce nom va être installé à Frontignan, avec des engins capables de lever les plus gros thoniers (plus de 200 t) qui, aujourd'hui, ne peuvent aller qu'en Espagne ou en Italie depuis que Marseille préfère les yachts de grande plaisance. Reste sans réponse les questions que l'on se pose sur le stationnement des thoniers immatriculés en Libye

 

LE PORT DE COMMERCE

Avec  plus de mille navires qui entrent chaque année, pour le commerce, Sète  occupe la seconde place en France méditerranéenne

Avec plus de mille navires qui entrent chaque année, pour le commerce, Sète occupe la seconde place en France méditerranéenne. Le prolongement du brise-lames, puis la construction de l'épi Delon, lui ont permis de devenir un grand port non seulement commercial mais aussi industriel, adossé à des entreprises puissantes : vins, tabacs, conserveries, gaz, engrais, bois tropicaux...

Située à un nœud de communication ferroviaire, fluvial et autoroutier exceptionnel, Sète peut ajouter la carte européenne. Mais les friches industrielles affichent un certain déclin. La Région Languedoc Roussillon qui a repris la direction des ports veut réveiller la belle endormie. La mise en service l'an dernier année d'un terminal automobile pour Hyundai (Corée) et Dacia (Roumanie) et en est le premier signe : 40.000 véhicules prévus en 2008.

En 2010, il est prévu d'installer un terminal cimentier autour de broyeurs de klinkers autour de la darse 2, premier bassin du port en venant par la grande passe. Là, seront reconstruits des silos à grains après leur démolition du futur quai des ferries, ainsi qu'un terminal céréalier (coopérative céréalière Epicentre et usine Ceréol). Le potentiel est grand. Déjà en mesure d'accueillir des navires jusqu'à 250 m et des chargements jusqu'à 70.000 t, Sète rêve de Gènes et de Shangaï...

 

LE PORT DE PLAISANCE

Sète possède également un port de plaisance, où l'accueil y est très agréables et les services présents. Voilier, vieux gréements ou gros bateaux à moteurs tous y accoste pour venir visiter la joile ville de Sète

Aïe ! C'est le sujet le plus délicat. Passé en trois ans d'une gestion de club par la Société Nautique de Sète (la plus ancienne de France) à un management par la CCI de Sète Frontignan, il a commencé à changer : remise en état de la capitainerie, création d'un nouveau ponton, remplacement des bouées d'amarrage par des pendilles, sécurisation Mais la Région Languedoc Roussillon qui a repris les ports de commerce, de voyageurs et de pêche, pourrait reprendre à son tour la gestion du port de plaisance. Ces incertitudes institutionnelles ne permettent guère d'engager des projets plus ambitieux et à plus long terme.

Pourtant, ce ne sont pas les projets qui manquent. De l'expulsion totale des pêcheurs pour créer une marina de centre ville, à l'utilisation du bassin entre le rond point de la Peyrade et la zone des industries de la pêche à Frontignan pour une gigantesque zone de plaisance en "banlieue", jusqu'à la construction d'une nouvelle jetée parallèle au môle Saint Louis qui partirait du théâtre de la mer pour créer un port pris sur la mer, tout est imaginé, tout est possible. L'urgent, serait de disposer d'une aire de carénage digne de ce nom.

Pourquoi pas récupérer celle des chalutiers si une nouvelle est créée pour eux à Frontignan ?

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée