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Sécurité en mer

Gerard d’Aboville : « la règlementation se responsabilise »

Avec le Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance et des Sports Nautiques, celui qui a été le premier à traverser l’Atlantique à la rame lutte pour simplifier la réglementation nautique et remettre au goût du jour solidarité et bon sens marin.

 

L’histoire commence en 1967 alors que la plaisance décolle. Dans les solitudes du grand large, Eric Tabarly remporte six régates internationales avec Pen Duik III.  Dans les foules parisiennes, le Salon Nautique de Paris explose dans les 25 hectares du bâtiment pourtant révolutionnaire du CNIT à la Défense.

Depuis vingt ans, la fameuse école fondée en 1947, le Centre Nautique des Glénans, était devenue l’ENA des apprentis navigateurs, le Label Rouge des marins élevés au grain breton, et faisait des petits sur toutes les côtes.

La voile légère avait pris son envol populaire avec les Caravelle, Vaurien, 420 et la croisière côtière marchait dans son sillage avec le Corsaire (1953, Herbulot) puis le Muscadet (1963, Harlé) et l’Arpège (1967, Dufour) en tête de ligne.


L’ESSOR DES “PETITS BAIGNEURS”

Bref, la navigation de plaisance devient une activité économique porteuse, un loisir accessible pour les uns, une machine à rêver pour les autres. La régate est lancée entre les architectes pour tirer le meilleur parti possible du polyester.

En 1967 se tourne à Chichoulet, secret port “sauvage” de l’embouchure de l’Aude un film culte, Le Petit Baigneur, où Louis de Funès incarne avec tumulte l’un de ces patrons de l’industrie naissante du moule-à-gaufres qui, grâce à cette matière très plastique, va permettre la production nautique de masse.

Cela ne va pas sans poser des tas de problèmes : sécuritéLa navette de sécurité en pleine intervention, infrastructures portuaires, équipements des navires, cœxistence avec la pêche et le commerce bientôt la pollution, la surpopulation portuaire. La navigation de plaisance est une longue traversée horizontale de l’administration française : sports, transports, industrie, environnement, pêche, équipement, douanes, affaires maritimes

Chaque ministère, chaque administration, chaque député fait son règlement, ses normes, son décret, sa loi.

 


L’AFFAIRE DU PAVILLON BLEGE

Il faut coordonner : en 1967 un décret du troisième gouvernement Pompidou instaure le Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance et des Sports Nautiques qui, statutairement, a “une vocation de conception, de coordination, de concertation et d’impulsion” et “émet () des propositions et recommandations transmises aux ministres concernés”. En d’autres termes, un organe consultatif, le genre d’institution qui justifierait l’adage “la démocratie, c’est cause toujours”. Sauf que lorsque l’outil, aussi peu affûté soit-il, est mené par un homme déterminé, du travail est abattu.

« Nous sommes en partie un organisme de lobbying » résume Gérard d’AbovilleGérard d'Aboville, président du SNPSN en Méditerranée, son actuel président. Depuis quinze ans, celui qui fut le premier à traverser l’Atlantique puis le Pacifique à la rame n’est pas de ceux qui renoncent. Comme “l’Affaire du Pavillon Belge”, dossier emblématique.

« La première année, ils étaient 50, ils étaient 500 la seconde et 5.000 la troisième, il fallait faire quelque chose » se souvient-il. Il y avait les six catégories de navigation, chacune avec ses équipements obligatoires. « On ne pensait plus à la sécurité mais à  l’inventaire à présenter aux contrôles. Le plaisancier se disait ” j’ai tout, il ne peut rien m’arriver”. Il y a un moment où la réglementation déresponsabilise ». Ainsi, après des années de palabres, le CSNPSN a pu obtenir une législation plus proche de celle de nos voisins européens et, surtout de l’esprit de la marine : prévoyance et responsabilité.

Un radeau pour deux personnes est désormais suffisant s’il n’y a que deux embarqués dans un bateau de six places, mais en cas de méchant vent, il sera toujours plus dangereux de risquer une entrée à la volée dans un port étroit et mal protégé que de se mettre à la cape ou en fuite, loin de la côte, hors de la zone autorisée. Victoire du bon sens marin.

 

LA RADIO POUR TOUS

Autres dossier en cours : la généralisation de la VHFLa VHF peut vous sauver la vie surtout en mer dangeureuse comme la Méditerranée. « Le certificat actuel obligatoire pour utiliser la radio du bord est obsolète. Il faut quelque chose de plus pratique qui incite les gens à en avoir une à bord ». Gérard d’Aboville argumente : «  c’est pétole. Un voilier encalminé veut rentrer au moteur. Ca ne démarre pas. Il n’a pas d’autre moyen de communication que la fusée rouge. Les sauveteurs vont prévoir le pire et dépêcher un navire de la SNSM, un hélico.

C’est disproportionné.

Si le capitaine avait pu expliquer à la radio de quoi il retournait, un autre plaisancier ou un pêcheur aurait pu lui porter un jerrycan, le remorquer. La VHF, c’est donner la possibilité d’être entendu de tous, d’expliquer ce qui se passe et d’obtenir la réponse appropriée. C’est diminuer les alertes “de confort” et ramener la solidarité entre marins ».

Enrichir l’Etat et les marchands de radios marines ? La dépense serait compensée par l’exonération de la redevance et la suppression des fusées-parachute les plus chères des équipements obligatoires.

« Notre travail étant d’apporter les arguments et de faire pression pour changer la loi, de dossier VHF est de ceux dont nous nous chargeons avec la SNSM et tous les services chargés de la sécurité ». Parmi les arguments en faveur de la radio : une expérimentation de bulletins météo en boucle sur le canal 16.

Une idée à soumettre au CSNPSN ? Passez par l’un de ceux qui y sont représentés.

COMMENT SAISIR LE CSNPSN ?

Le Conseil est constitué de représentants de neuf ministères !  Mais aussi d’administrations comme les Voies Navigables de France, le Conservatoire du Littoral ou le comité Olympique ainsi que de la Fédération des Industries Nautiques et la Fédération Française des ports de Plaisance.

Si vous êtes porteur d’une idée susceptible d’avoir des répercussions réglementaires ou législatives, faites-la remonter par l’une des fédérations sportives agréées (voile, motonautisme, sports sous-marins, ski nautique, canoë-Kayak, aviron, pêche en mer) ou les associations concernées par le sujet représentés au CSNPSN (Les Glénans, la SNSM, le Yacht-Club de France, la Fédération des Pêcheurs Plaisanciers, l’Union Nationale pour la Course au Large).

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la toile : www.csnpsn.developpement-durable.gouv.fr

Christophe Naigeon

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée
 
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