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Argelès sur Mer : Pas seulement un très beau port

L' HISTOIRE d'Argelès sur Mer

Deux dolmens attestent de la présence d'hommes à Argelès, il y a 4000 ans. Mais l'essentiel de l'histoire d'Argelès tient à sa situation, entre le marteau et l'enclume, entre des royaumes d'Aragon, de Majorque et de France qui n'ont pas cessé de se l'arracher.

 

Les hommes ont fréquenté la côte méditerranéenne depuis la préhistoire. La difficulté est d'entrouver des traces épargnées par l'érosion, les montées et descentes du niveau de la mer, ou la main de l'homme, rarement délicate.

A ArgelèsLe centre ville ancien d'Argelès sur Mer qui set bon l'air marin de la Méditerranée, on a du solide : deux dolmens. Ces tombes datent d'il y a 4000 ans. Le "Collet de Collioure" et le dolmen "Cova del Alarb" sont classés monuments historiques depuis 1958.

 

Suivent cinq siècles sans que l'on retrouve trace de village construit par des humains qui n'ont pourtant certainement pas manqué de passer par là pour pêcher, commercer, guerroyer... Il faut presque attendre le fameux "An Mil" pour trouver la première mention d'Argelès en tant que bourgade. Un écrit de 981 indique que la ville appartient à l'abbaye de Saint Génis des Fontaines et précise qu'il y a là une place Arglès, sa place, sn port, son église, sa vue...forte appartenant, comme le reste du Roussillon, à Borell II, comte de Barcelone et descendant du comte Guifred le Velu.

 

Ensuite, nouvelle éclipse. Argelès disparaît des textes jusqu'en 1258, date du traité de Corbeil. Il fixela frontière entre la France et le royaume d'Aragon auquel Argelès appartient. Quand Jacques le Conquérant, roi d'Aragon, décède en 1276, il scinde son royaume en deux parties, une pour chacun de ses fils. Pierre IV d'Aragon, l'aîné, prend la succession du père dans cette partie de la côte tandis que le cadet reçoit le royaume de Majorque. Mais le plus grand fait des manières et ne légitime pas le partage des terres. Querelles.

Ils finissent par s'entendre et signent un accord en 1279, qu'il entérinent par un traité vingt ans plus tard, en 1298. Mais ils vont quand même se faire la guerre pendant quarante-cinq ans. Argelès se trouvant à la frontière, en subit en permanence dégât collatéraux. Tout se terminera par la victoire de Pierre IV d'Aragon qui reprend la ville en 1343 et tout le royaume de Majorque un an plus tard.

 

Mais les habitants d'Argelès ne sont pas au bout de leur peine. A peine un siècle plus tard, en 1462, le nouveau roi d'Aragon, Jean II, signe un traité d'alliance avec le roi de France, Louis XI. Le but : mater la révolte permanente des Catalans de Barcelone. Le roi de France perd la bataille et allez comprendre la psychologie des rois ! envahit le Roussillon de son allié en signe de représailles. En 1472, le roi d'Aragon restitue le Roussillon au roi de France, ce qui rend Argelès officiellement française. Le traité de Barcelone de 1493 légitime la restitution.

 

Fini ? Que nenni Messire ! Les têtes couronnées convoitent sans cesse cette terre frontalière. La guerre reprend entre l'Espagne et la France, pendant trente ans, de 1618 à 1648. Le traité des Pyrénées, signé en 1659, est sensé y mettre un terme. Mais, comme de bien entendu, Argelès subit encore les assauts espagnols qui la "libèrent" en 1793 et, deux ans plus tard, elle est à nouveau "libérée" par les Français. Les habitants d'Argelès auraient sans doute aimé être moins libérés mais laissés en paix

 

Ce qui est le cas pendant presque cent quarante ans, jusqu'à ce qu'éclate la guerre civile d'Espagne. En hiver 1939, des milliers d'Espagnols fuient la dictature franquiste pour se réfugier en France. C'est la "Retirada", la retraite.

Les autorités françaises sont prises de court et débordées par l'ampleur du phénomène. Elles ouvrent des camps appelés pudiquement "de regroupement" sur la plage où des militaires encadrent les réfugiés.

Parqués, ils vivent dans des conditions épouvantables. Beaucoup meurent. Ces camps restent un souvenir douloureux dans la mémoire de la région. D'autant plus qu'ils serviront une fois de plus en 1940 pour les Tziganes quand le gouvernement de Vichy, durcissant ses lois envers la communauté gitane, organisera son internement et sa déportation. Un monument, à l'emplacement du camp, commémore ces épisodes sombres de l'histoire d'Argelès.

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée