Cabotages.Méditerranée- Le portail de vos escales en Méditerranée
Cabotages.Méditerranée- Le portail de vos escales en Méditerranée
Cabotages.Méditerranée- Le portail de vos escales en Méditerranée
Cabotages.Méditerranée- Le portail de vos escales en Méditerranée
Cabotages Magazine
Cabotages Méditerranée
Le site internet de Cabotages.Méditerranée
  • Contacter Cabotages
  • Cabotages sur Facebook
  • Le blog de Cabotages chez Over-Blog
  • Cabotages sur Twitter
  • Les flux RSS de Cabotages
Les réseaux sociaux de Cabotages.Méditerranée
Rechercher sur cabotages.fr
La boutique de Cabotages, sacs étanches et abonnement magazine
Actu vidéo

Les vidéos de Cabotages


Les vidéos de Cabotages
Arles Rhône 3

Suivez l'aventure !


Les vidéos d'Arles Rhône 3

Cabotages et les formations aux métiers de la mer
L'appli mobile de Cabotages
 

Barcarès : Premier port à sec pour paquebots

Quel est le symbole de Barcarès ? Le port de plaisance, ses plages ... mais le Lydia bien sûr!

Cet immense paquebot ensablé sur la plage de Port barcarès, est le premier bâtiment de la station au début des années 70. Aujourd'hui il abrite un casino, un restaurant et une discothèque. Bien avant le cargo hollandais des Sables d'Olonne, il est le seul exemplaire de paquebot au monde ensablé.

 

Surréaliste. Un grand bateau blanc de 90 m posé sur le sable. C'est le Lydia,Le Lydia, bateau échoué vontontairement sur la plage de Port Barcarès dans les P.O bien loin de son port de plaisance ! symbole de Port Barcarès. Dans les années soixante, les promoteurs immobiliers obtiennent le feu vert de la commune pour construire de A à Z une nouvelle station balnéaire sur la bande de terre qui s'étire vers le Nord. Ils se demandent ce qui pourrait la différencier des autres villes du bord de mer. Ils choisissent le Lydia, un ancien navire de croisière, qu'ils ensablent. Il est le premier bâtiment de la côte. Autour de lui, les immeubles sortent de terre puis les résidences plus modestes pour arriver à la station que l'on connaît aujourd'hui.


Mais d'où provient ce "paquebot des sables", seul exemplaire au monde d'un navire volontairement ensablé ? Il voit le jour au Danemark dans les chantiers navals Burmeister et Wainpour pour le compte de l'armement de l'Australien Adelaïde Stemship Company Ltd. Sa mise à l'eau a lieu en juin 1931. Il s'appelle alors Moonta. Construit pour effectuer des croisières, il sillonne les eaux australiennes jusqu'en 1955. La compagnie grecque Hellenic mediterranean lines l'achète et double sa capacité en passagers, de 140 à 280 places. Il va assurer la ligne Beyrouth-Marseille et prend le nom qu'il ne quittera plus, il s'appelle désormais Lydia.


Retour à Port Barcarès et aux balbutiements de la station. Gaston Pams, le président de la Semeta (la société chargée de la réalisation du portVue aérienne du port de plaisance de Port Barcares, ses pontons, ses bateaux, voiliers, semi rigides, vieux gréements), cherche un symbole fort pour marquer la naissance de Port Barcarès et de Leucate. La société acquiert le Lydia et entreprend des travaux grandioses. Une tempête a fait s'échouer l'Artémis sur la plage des Sables d'Olonne en mars 2008, à Barcarès, il a fallu creuser un chenal de 600 m afin d'amener le Lydia jusqu'à son emplacement actuel.

Une fois le navire en place, il est déposé sur une immense dalle de béton. La Semeta le revend en 1973 à Kuniko Tsutsumi, une femme d'affaires japonaise qui le transforme en discothèque et en casino de luxe. Les stars se bousculent et l'alcool coule à flots. Léo se souvient : « Mon grand père, Bob, a été quelques années le directeur du Lydia. Il y a fait venir de nombreuses célébrités : Michel Polnareff, Johnny Halliday...etc. Quand il me raconte toutes ces histoires, j'ai l'impression de les revivre Il m'expliquait aussi qu'il a été un des plus gros clients de la Brasserie Milles (Toulouges) et qu'il faisait venir 2 à 3 camions par jour ».


Signe de luxe : le cuisinier français Georges Landriot est responsable des cuisines du navire jusqu'au milieu des années 1970. Puis, en 1980, Kuniko Tsutsumi revend le Lydia.

Suivent des années sombres où le Lydia s'abîme et rouille. Il est fermé en 1997 pour « graves dysfonctionnements dans la gestion financière » par le ministère de l'Intérieur. Le dernier propriétaire en date est le groupe Partouche qui l'acquiert en 2000. Son but : lui redonner son lustre d'antan. Il y effectue d'importants travaux de rénovation. Un restaurant et une discothèque voient le jour, cette dernière baptisée du premier nom du navire « Moonta ». Le casino ouvre en 2004 avec deux tables de roulette anglaise, un Blackjack et un stud Poker. En juin 2005, cinquante et une machines à sous le complètent. Des divertissements très attendus. En témoigne Thierry : « J'ai travaillé dans le Lydia lorsque les machines à sous sont arrivées; c'était la folie et nous avons eu du mal à contenir la foule qui s'est empressée d'entrer ! L'ouverture n'a eu lieu qu'après une heure de la fin des travaux !!! ».


Les Anglais disent qu'un bateau est un tour dans l'eau où l'on jette son argent. Ce bateau-casino ne démentira pas le dicton.

Aujourd'hui, les touristes déplorent l'impossibilité de visiter le navire. Mais si vous mangez au restaurant vous pouvez vous promener dans certaines coursives. Ou tout simplement l'admirer de l'extérieur. Il est redevenu magnifique.

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée